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« De l’activisme aveugle et du terrorisme économique »

— Georges Simard, président de la CRÉ

Daniel Migneault par Daniel Migneault
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Article mis en ligne le 12 septembre 2008 à 9:37
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« De l’activisme aveugle et du terrorisme économique »
— Georges Simard, président de la CRÉ
La position de Greenpeace est loin de faire l’unanimité. La Conférence régionale des élus du Saguenay—Lac-Saint-Jean et la Fédération des travailleurs du Québec n’ont pas tardé à effectuer une sortie en règle contre le groupe écologiste.
Depuis quelques semaines, des discussions officielles entre Greenpeace et AbitibiBowater ont été menées au sujet des pratiques d’aménagement de la forêt boréale. AbitibiBowater a refusé de protéger des territoires de récoltes de forêts intactes. Greenpeace a donc interrompu les discussions et menace de reprendre les manifestations et les campagnes de boycottage.

Le président de la CRÉ, Georges Simard, dénonce vivement cette situation et assure que son organisation se range derrière l’industrie et les travailleurs de la forêt : « Nous pensons que Greenpeace agit de mauvaise foi dans ce dossier. Leur attitude nous laisse croire que dès le début de leur campagne, les dés étaient pipés et que, peu importe ce que l’industrie va proposer, ils vont appliquer leur propre agenda. Leur besoin de visibilité et leur dialogue de sourds cachent mal leurs véritables créneaux qui semblent plutôt être l’activisme aveugle et le terrorisme économique. Leurs méthodes sont en train de les isoler et ils vont perdre toute crédibilité auprès de la population. Ceci nous fait d’ailleurs nous interroger sur la vraie nature de cette organisation qui ne semble plus être un lobby qui veut changer les choses, mais plutôt une machine au service de ses propres campagnes de financement international », critique-t-il.

Il rappelle également que le Saguenay—Lac-Saint-Jean est la seule région qui s’est dotée d’un Fonds de recherche sur la forêt boréale. Ainsi, nos connaissances sur notre ressource forestière sont plus que réalistes.
Syndicats
Pour leur part, les travailleurs seront bien présents si Greenpeace commet des gestes d’éclat au Saguenay—Lac-Saint-Jean. C’est la promesse faite par le Conseil régional FTQ au Saguenay—Lac-Saint-Jean. Il en va du droit au travail des travailleurs.

La Fédération des travailleurs des pâtes et de la forêt de la CSN adopte une position plus modérée.

« Greenpeace est un groupe de pression qui peut utiliser le sensationnalisme afin d’influencer l’opinion publique et les décideurs. C’est pourquoi il nous faut éviter les actions d’éclat, qui mettraient leurs activistes dans des rôles d’opprimés, de victimes et de martyrs », affirme le président régional de la CSN, Engelbert Cottenoir.

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