Les grues du Japon. (Photo : courtoisie)
De nouveaux développements pour le Zoo
Subvention de 3 millions $ annoncée
L'annonce d'une subvention de trois millions de dollars remise au Zoo Sauvage de Saint-Félicien est de bon augure. Effectivement, une partie des nombreux projets, dont Christine Gagnon, adjointe à la conservation, à la recherche et à l’éducation au Zoo Sauvage de Saint-Félicien avait fait part dans l'édition du 9 août 2008, sera en mesure d'être réalisée grâce à cette annonce investissement qu'a fait le ministre du Travail et de Développement économique Canada, Jean-Pierre Blackburn.
En effet, bien qu’ils soient pour le moment inaccessibles aux visiteurs, des chevaux de Przewalki sont présentement hébergés au Zoo et on attend sous peu un chameau de Bactrian, une espèce menacée d’extinction qui vit en Chine et en Mongolie. Un projet concernant l’introduction des tigres de Sibérie est également en branle.
Bref, cet investissement pourrait permettre aux dirigeants de devancer les échéances.
C’est en 1995 que le Zoo sauvage s’est départi de sa collection d’animaux exotiques pour adopter un créneau nordique nord-américain. Depuis, le Zoo sauvage poursuit son évolution et se positionne maintenant dans le créneau de la Boréalie, précisant ainsi son champ d’expertise de nordicité à toute la planète.
Questionnée à ce sujet, Christine Gagnon, adjointe à la conservation, à la recherche et à l’éducation, a confié que l’introduction de ces espèces au zoo s’inscrit dans le créneau que le zoo a implanté en 2001. Le terme boréalie englobe les terres où la température moyenne du mois le plus froid est inférieure à -3 degrés Celsius. Elle correspond à la partie nord du globe où le sol gèle plus de trois mois par année.
La Boréalie s’étend du Canada, en passant par l’Alaska et le nord de la Russie, jusqu’à certaines zones nordiques des pays d’Europe et d’Asie, en particulier le Japon. Ainsi, en arrivant à Saint-Félicien les bêtes n'auront besoin que d'une courte période pour s'adapter aux rudes hivers québécois.
« Cela nous permet d’avoir des espèces d’animaux qui sont exotiques, mais qui ne sont pas tropicales. De ce fait, il est beaucoup moins difficile pour eux de s’acclimater au climat jeannois. De plus, nous préconisons une approche où nous essayons le plus possible de recréer l’habitat dans lequel les animaux vivraient à l’état libre », a déclaré l’adjointe.
Commencé en 2001, mais concret depuis 2007, les premiers à être les dignes représentants de ce nouveau créneau sont les macaques japonais et les grues du Japon, qui débute cette section asiatique du zoo. Les développements futurs prévoient que les tigres de Sibérie côtoieront ces bêtes originaires du pays du soleil levant. Les animaux en provenance de la Mongolie seront quant à eux logés dans l’ancienne aile des animaux exotiques. Les yacks, chevaux et chameaux occuperont l’endroit qui est présentement vide et fermé au public.
Mme Gagnon soulignait d’ailleurs en entrevue la difficulté d’obtenir ces espèces exotiques : « Avant, nous faisions affaire à des grossistes, ou encore à des zoos qui avaient des listes d’attente. Avec ce nouveau créneau, les animaux qui nous intéressent sont très rares, certains sont même menacés d’extinction. C’est donc une difficulté de plus, il faut travailler fort, et tout prévoir à l'avance », a-t-elle déclaré.
La subvention accordée au Zoo Sauvage de Saint-Félicien permettra de se concentrer sur les développements quant à l'aménagement des installations pour les bêtes de la Boréalie et ensuite afin de leur permettre de s'y installer.
Les macaques japonnais. (Photo : courtoisie)