Édith Pelletier.
Le centre de femmes La Source fait connaître sa mission
Journée nationale des centres de femmes
À chaque année, le Centre de femmes La Source qui a pignon sur rue depuis 25 ans sur le boulevard Sacré-Cœur à Saint-Félicien organise une journée porte ouverte lors de la Journée nationale des centres de femmes qui a eu lieu le 7 octobre. Lors de cette journée, Édith Pelletier, directrice, s'est fixé la mission de sensibiliser les gens au sujet de la pauvreté qui touche plusieurs femmes.
« Ce n'est pas parce que nous sommes à Saint-Félicien que la vie semble facile, qu'il n'y a pas de pauvreté. La pauvreté a plusieurs visages et elle touche plusieurs femmes. Il y a des femmes qui ont le salaire minimum, qui occupent des emplois à temps partiel, qui sont monoparentales ou qui ont des problèmes de logement. Ces cas ne sont pas seulement présents à Montréal, il y en a aussi ici et nous devons démystifier ce phénomène », affirme Mme Pelletier.
Annuellement, le centre de femmes La Source accueille 1 000 femmes qui prennent part à des ateliers ou viennent chercher l'aide dont elles ont besoin : « Nous avons les ressources pour aider les femmes. Nous sommes présents pour les soutenir, car quand nous parlons de pauvreté, il n'est pas seulement question d'argent, mais aussi du fait de leur redonner la confiance et estime de soi nécessaire pour prendre l'élan dont elles ont besoin », ajoute Édith Pelletier.
Une bataille constante
En 2007, les centres de femmes ont fait de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale des femmes leur priorité. Cette année, pour faire suite à la bataille déjà entamée, le regroupement a publié un recueil de témoignages décrivant la pauvreté que subissent les femmes. Avec « La Pauvreté : un enfer privé, une affaire publique », des femmes fréquentant les centres montrent en quoi consiste la pauvreté au quotidien, mais également comment on pourrait y mettre fin.
Ce recueil est donc un outil, pour les centres de femmes qui, chaque année, réalisent divers moyens afin de faire des pressions au gouvernement afin que la situation des femmes s'améliore : « Nous voulons que les choses changent. Nous voulons que le salaire minimum passe à 10 $ afin de permettre à ces femmes de vivre pleinement. Au niveau de l'aide sociale, nous croyons qu'il doit nécessairement y avoir un seuil fixe et finalement, nous devons leur permettre d'accéder plus facilement aux études ou d'avoir des services de garderie. Ainsi, nous leur donnons tous les possibilités pour qu'elles améliorent leur situation »,soutient la directrice.
jacinthe Gagnon
Commentaire mis en ligne le 25 novembre 2008très bon article. Mais je faisprésentement un travail et j'aurais besoin de savoir l'indice de pauvreté chez les femmes de St Félicien. Surtout en ce qui touche les femmes âgées. Quel poucentage de femmes vivent en dessous-du seuil de la pauvreté. Si vous avez ces réponses j'apprécierais que vous meles fassiez parvenir le plus tôt possible.merci.