Les cuisines collectives, une solution accessible à tous


Publié le 19 mars 2017

Linda Lalancette.

©TC Media - Hélène Gagnon

ALIMENTATION. Le 26 mars de chaque année, on célèbre la Journée nationale des cuisines collectives. De nos jours, la population est beaucoup plus soucieuse du coût de son panier d’épicerie et plusieurs personnes estiment que le prix de certains aliments est injustifié. Par contre, des solutions existent afin de réduire les frais, tout en s’alimentant de manière saine.

Dans la MRC Domaine-du-Roy, le Centre d’action bénévole de Saint-Félicien réalise sur une base hebdomadaire huit périodes de cuisine collective dans les localités de La Doré, Saint-Prime et Saint-Félicien.

« Les cuisines collectives s’adressent à tout le monde. On a souvent des préjugés. On pense que ça ne s’adresse qu’aux personnes à faible revenu, mais non. Il y a des étudiants, des personnes qui habitent seules, mais également des jeunes familles. Les gens souhaitent manger sainement, mais sans le casse-tête de la préparation que cela implique. La cuisine collective permet d’inculquer le concept d’autonomie alimentaire, c’est-à-dire à s’alimenter de manière saine afin de répondre aux besoins du corps », souligne Linda Lalancette, responsable des cuisines collectives.

Lors d'une cuisine collective, qui dure approximative 4 heures, tous les participants mettent la main à la pâte. C’est dans une ambiance amicale qu’ils préparent cinq menus différents.

« Cette semaine, on cuisine une sauce à spaghetti à l’orignal, un bœuf africain, un porc au champignon, du poulet aux canneberges et des cigares aux choux en étage. Habituellement, le coût revient à 1 $ la portion, et ce, pour un plat savoureux et santé. Même prix, mais beaucoup plus sain que les boites de macaronis orangés », ajoute Mme Lalancette.

Les cuisines collectives permettent également aux participants de sortir de la maison et de faire des rencontres, d’acquérir des connaissances, de construire un réseau d’entraide, d’apprendre à se faire confiance, mais aussi de valoriser l’autonomie.

« Il y a de belles histoires dans les cuisines collectives. On tisse des liens, les gens viennent chercher bien plus que leur repas de la semaine ici. Dans l’un de mes groupes, j’ai un homme de 78 ans qui a commencé à cuisiner après le décès de son épouse. Ils avaient des rôles traditionnels. Sa femme était responsable de la cuisine. Il a donc rejoint un groupe de cuisine collective afin de cuisiner ses repas. Il y a tout le volet social. C’est beaucoup plus dynamique et entraînant que de faire cela seul chez soi », raconte Linda Lalancette.

L’importance de la planification

Actuellement, la responsable des cuisines collectives est également en charge de la planification. Par contre, elle aimerait bien développer le concept de planification.

« Il s’agit de l’une des clés afin de s’alimenter sainement et à un coût raisonnable. Actuellement, je fais tous les calculs, mais j’aimerais bien développer cet aspect afin que les participants soient bien outillés », mentionne Mme Lalancette.

Les gens intéressés peuvent obtenir plus d’information au sujet des cuisines collectives en communiquant avec le Centre d’action bénévole de Saint-Félicien.