Il faut prier pour William !

Jean-François Bonneau jean-francois.bonneau@tc.tc Publié le 19 janvier 2007
William-Harry Massicotte est ici en compagnie de ses parents, Claude Massicotte et Natacha Kurtness.

William-Harry Massicotte est un jeune homme de huit ans de Mashteuiatsh qui combat, depuis bientôt un an, la leucémie lymphoblastique aiguë. Après les traitements intensifs, l'hospitalisation, les nombreux déplacements dans les hôpitaux, la chimio et ses complications, il demande à ceux qui liront cet article de prier pour lui et de vivre au jour le jour.

Ce souhait, effectué également en décembre, notamment devant la caméra de TVA et dans le journal Pekuakamiulnuatsh de Mashteuiatsh, a permis à William de devenir plus populaire qu'il ne l'aurait cru. À ce jour, il a reçu environ 2 500 courriels de gens de partout sur le globe. Parmi les messages acheminés se trouvent ceux du chef de l'Opposition officielle du Canada, Stéphane Dion, de la chanteuse Annie Villeneuve (qui lui a envoyé des billets pour assister à son spectacle), de l'ancien joueur de hockey des Bruins de Boston, Normand Léveillé et d'une Québécoise rendue à Calcutta ayant déposé un papier inscrit du nom de William sur l'épitaphe de Mère Thérésa.

William est le premier surpris de l'engouement de son histoire qui fait en sorte qu'il reçoit des courriels en anglais, en espagnol et même en chinois. Cette ampleur inattendue est survenue après une rencontre entre le jeune homme et Chantale Potvin, correctrice au journal L'Étoile du Lac et rédactrice au journal Pekuakamiulnuatsh de Mashteuiatsh. «Les gens savent que je suis malade et me disent qu'ils prient pour moi, mais il n'y en a pas assez qui le savent, je trouve... C'est pour ça que je fais l'entrevue avec toi ! Avec un journal, j'ai plus de chances d'avoir de prières... parce que je crois en Jésus et ça va être bon pour moi toutes ces prières-là», confiait-il dans ce journal. William suggérait également à Chantale de titrer son article par «Priez pour William», conscient du fait que plusieurs lecteurs ne lisent souvent que les titres...

L'univers de William et de ses parents, Natacha Kurtness et Claude Massicotte, a basculé en mars dernier, après une longue grippe interminable. «À l'hôpital, on a cru que c'était une pneumonie mais, après quelques jours, on a constaté qu'il n'y avait aucune amélioration. Des tests sanguins ont donc été effectués et une tache sur les poumons a été détectée», raconte Mme Kurtness.

Dans les semaines qui ont suivi, Claude Massicotte a arrêté de travailler. «Sur le coup, la vie est chamboulée en entier, ajoute la mère de William. On s'est accroché beaucoup à la prière et même si nous n'étions pas vraiment pratiquants, nous tentons d'aller plus souvent à l'église pour remercier Dieu de la chance que nous avons malgré tout. En fait, William a été chanceux jusqu'à ce jour étant donné qu'il n'a pas attrapé de gastro, de grippe. Pour lui, une moindre égratignure peut être dangereuse. Nous nettoyons tout constamment pour éviter qu'il attrape un virus qui viendrait empirer son état.» Par ailleurs, la routine des médicaments doit être suivie à la lettre.

Toute la famille vit l'épreuve de la leucémie avec positivisme. «On garde l'espoir. Pour l'instant, le protocole de William indique que nous avons des traitements à passer d'ici mai 2008. Par la suite, il y aura la période de rémission qui dure cinq ans», indique Mme Kurtness. «C'est un contrat de sept ans et c'est pourquoi nous demandons aux gouvernements de changer les choses. Moi, je n'ai plus remis les pieds au travail depuis l'annonce du diagnostic afin de pouvoir transporter William dans les hôpitaux, mais il n'y a pas d'aide qui existe qui ressemble à ce que les parents reçoivent lorsqu'ils ont un nouvel enfant, ajoute Claude Massicotte, cuisinier de formation. Le ministre Jean-Pierre Blackburn a été interrogé à ce sujet, mais je suis déçu et je trouve qu'il ne donne que des réponses de politicien. Il serait possible de faire administrer ces sommes par un organisme comme Leucan ou Rêves d'enfants si le gouvernement ne peut pas changer sa façon de fonctionner. Présentement, on vit deux stress : celui de la maladie et celui des finances.»

Il faut prier pour William !

Jean-François Bonneau jean-francois.bonneau@tc.tc Publié le 19 janvier 2007
William-Harry Massicotte est ici en compagnie de ses parents, Claude Massicotte et Natacha Kurtness.

William-Harry Massicotte est un jeune homme de huit ans de Mashteuiatsh qui combat, depuis bientôt un an, la leucémie lymphoblastique aiguë. Après les traitements intensifs, l'hospitalisation, les nombreux déplacements dans les hôpitaux, la chimio et ses complications, il demande à ceux qui liront cet article de prier pour lui et de vivre au jour le jour.

Ce souhait, effectué également en décembre, notamment devant la caméra de TVA et dans le journal Pekuakamiulnuatsh de Mashteuiatsh, a permis à William de devenir plus populaire qu'il ne l'aurait cru. À ce jour, il a reçu environ 2 500 courriels de gens de partout sur le globe. Parmi les messages acheminés se trouvent ceux du chef de l'Opposition officielle du Canada, Stéphane Dion, de la chanteuse Annie Villeneuve (qui lui a envoyé des billets pour assister à son spectacle), de l'ancien joueur de hockey des Bruins de Boston, Normand Léveillé et d'une Québécoise rendue à Calcutta ayant déposé un papier inscrit du nom de William sur l'épitaphe de Mère Thérésa.

William est le premier surpris de l'engouement de son histoire qui fait en sorte qu'il reçoit des courriels en anglais, en espagnol et même en chinois. Cette ampleur inattendue est survenue après une rencontre entre le jeune homme et Chantale Potvin, correctrice au journal L'Étoile du Lac et rédactrice au journal Pekuakamiulnuatsh de Mashteuiatsh. «Les gens savent que je suis malade et me disent qu'ils prient pour moi, mais il n'y en a pas assez qui le savent, je trouve... C'est pour ça que je fais l'entrevue avec toi ! Avec un journal, j'ai plus de chances d'avoir de prières... parce que je crois en Jésus et ça va être bon pour moi toutes ces prières-là», confiait-il dans ce journal. William suggérait également à Chantale de titrer son article par «Priez pour William», conscient du fait que plusieurs lecteurs ne lisent souvent que les titres...

L'univers de William et de ses parents, Natacha Kurtness et Claude Massicotte, a basculé en mars dernier, après une longue grippe interminable. «À l'hôpital, on a cru que c'était une pneumonie mais, après quelques jours, on a constaté qu'il n'y avait aucune amélioration. Des tests sanguins ont donc été effectués et une tache sur les poumons a été détectée», raconte Mme Kurtness.

Dans les semaines qui ont suivi, Claude Massicotte a arrêté de travailler. «Sur le coup, la vie est chamboulée en entier, ajoute la mère de William. On s'est accroché beaucoup à la prière et même si nous n'étions pas vraiment pratiquants, nous tentons d'aller plus souvent à l'église pour remercier Dieu de la chance que nous avons malgré tout. En fait, William a été chanceux jusqu'à ce jour étant donné qu'il n'a pas attrapé de gastro, de grippe. Pour lui, une moindre égratignure peut être dangereuse. Nous nettoyons tout constamment pour éviter qu'il attrape un virus qui viendrait empirer son état.» Par ailleurs, la routine des médicaments doit être suivie à la lettre.

Toute la famille vit l'épreuve de la leucémie avec positivisme. «On garde l'espoir. Pour l'instant, le protocole de William indique que nous avons des traitements à passer d'ici mai 2008. Par la suite, il y aura la période de rémission qui dure cinq ans», indique Mme Kurtness. «C'est un contrat de sept ans et c'est pourquoi nous demandons aux gouvernements de changer les choses. Moi, je n'ai plus remis les pieds au travail depuis l'annonce du diagnostic afin de pouvoir transporter William dans les hôpitaux, mais il n'y a pas d'aide qui existe qui ressemble à ce que les parents reçoivent lorsqu'ils ont un nouvel enfant, ajoute Claude Massicotte, cuisinier de formation. Le ministre Jean-Pierre Blackburn a été interrogé à ce sujet, mais je suis déçu et je trouve qu'il ne donne que des réponses de politicien. Il serait possible de faire administrer ces sommes par un organisme comme Leucan ou Rêves d'enfants si le gouvernement ne peut pas changer sa façon de fonctionner. Présentement, on vit deux stress : celui de la maladie et celui des finances.»

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