Hélène essaie de transmettre les traditions de Noël

Hélène essaie de transmettre les traditions de Noël

Une tartes aux pacanes

CHRONIQUE. Cette semaine, je considère que j’ai réalisé quelque chose qui aura un impact réel. J’ai cuisiné et planifié les repas afin d’être prête pour le temps des Fêtes. Je n’ai pas fait ça seule. J’ai fait participer mes enfants. J’espère que ces petits moments les marqueront comme mes Noëls d’enfant ont été marqués.

Je suis toujours très nostalgique à l’approche du temps des Fêtes. De mon côté, les grandes tablées qui réunissaient les oncles, les tantes, les cousins et les cousines ont disparu. Les soirées à regarder mes parents et ma grand-mère cuisiner des centaines de beignes aussi. Mes Noëls ont été bercés par ce type d’expérience.

Les choses ont changé, mais la magie est toujours présente. Depuis que mes enfants sont là, je veux recréer cette magie. Je suis consciente que je ne peux pas le faire à grande échelle. Mon conjoint dirait que j’en fais certainement trop en cuisinant des cornets au sucre, des tartes, des gâteaux et des biscuits ou en planifiant d’avance les repas du réveillon ou les plats à emporter.

Pourquoi est-ce que j’en fais autant? Je l’ignore! Pourquoi est-ce que je fais participer mes enfants, et ce, même le plus petit? Je l’ignore, mais j’ai le sentiment que c’est important.

Le simple fait de les faire participer à la décoration ou bien qu’ils concoctent avec moi des recettes, sur les airs de Passe-Partout, me donne l’impression de semer une graine dans leur tête. Selon moi, c’est le plus beau cadeau que je leur fais.

À leurs yeux, actuellement, je sais que les cadeaux qui trônent sous notre sapin sont beaucoup plus attrayants. Dans quelques années, j’espère qu’ils auront en tête tous ces petits moments, où grimpés sur leur tabouret, ils auront fait leurs premières tartes aux pacanes ou bien coupé avec minutie les fruits séchés à mettre dans le gâteau ou brassé la préparation à verser dans les cornets au sucre à la crème.

Les temps changent

On refait la tradition à notre manière, mais je sais que je partage avec mes enfants les savoirs que j’ai acquis alors que j’avais leur âge. Je n’ai jamais fait de tourtière. Mes pâtés à la viande ne sont pas géniaux. Par contre, mon ragoût de boulettes et de pattes de cochon à la farine grillée est délicieux.

Je ne connais pas les secrets de ma grand-mère, mais je sais que je peux le faire. C’est cette mentalité que je veux inculquer à  mes enfants. Ils pourront dire : « Si maman le faisait et bien, nous aussi on peut le faire à notre manière. »

Les Noëls de mon enfance, je ne les espère plus, mais je veux que ceux de mes poussins soient spéciaux. Avec l’arrivée des lutins en décembre, il y a de quoi semer la magie. Je veux qu’ils perçoivent ce temps de l’année comme des moments privilégiés en famille, que nous soyons seulement 5 ou plus de 20 autour d’une la table.

Don de soi

Il n’y a pas que la cuisine qui est importante. Je leur enseigne également l’importance de confectionner eux-mêmes les cadeaux qu’ils offrent à leurs éducatrices ou enseignantes. Comme quoi les petites attentions peuvent également donner du bonheur.

Idem pour les cartes de Noël. On prend du temps, peut-être pas toutes les années, de faire quelques cartes de Noël. Je manque beaucoup d’assiduité sur ce point, mais c’est une attention particulière, une pensée que nous avons pour nos proches et amis qui sont au loin. J’y fais également participer mes enfants.

Je ne sais pas ce qui va advenir de toutes ces actions, mais j’espère qu’elles fleuriront dans l’esprit de mes enfants.