La taxidermie plus qu’une profession : un art

La taxidermie plus qu’une profession : un art

Les petits animaux, comme le vison, sont plus difficiles à naturaliser.

Crédit photo : Photo Trium Médias – Hélène Gagnon

La taxidermie est un art. L’objectif est de redonner à l’animal son aspect originel.

Il va sans dire que, plus l’animal est gros, plus le projet est facile. Plus l’animal est petit, plus il faut de la minutie et de la précision. Parmi les projets les plus difficiles figurent les oiseaux et les poissons.

«On peut passer des heures, des jours et des semaines sur un seul projet, afin qu’il soit fidèle à la réalité.»

Perfectionnement

Les techniques évoluent rapidement et pour se tenir bien au fait des dernières avancées, M. Boivin est membre de l’Association de taxidermie du Québec.

«L’association permet le partage du savoir-faire et des techniques. Il y a des sommités qui sont prêtes à aider les plus jeunes. Ils partagent leurs connaissances. Ainsi, on peut se dépasser afin d’obtenir un résultat toujours plus collé à la réalité.»

Frédéric Boivin conserve plusieurs pièces, pour démontrer son savoir-faire dans différents salons et événement.

Quand l’émotion s’en mêle

Parfois, certains projets sont difficiles à accepter.

«À quelques reprises, on m’a suggéré de faire des animaux domestiques. Je ne suis pas extrêmement à l’aise avec ce type de projet. J’ai déjà accepté, mais ce n’est pas les projets les plus agréables, car les gens ont de grandes attentes. Ils souhaitent retrouver leur animal…»

Quand il est question d’émotion, le projet de taxidermie prend une tournure différente.

Un chasseur souhaite exposer la proie comme un trophée, alors que les propriétaires de chien désirent avant tout garder un souvenir de leur animal.