Les fossés se creusent, mais l’espoir demeure

Les fossés se creusent, mais l’espoir demeure

Le père France Salesse

PAUVRETÉ. Avec les années, la pauvreté touche de plus en plus de gens. En raison de diverses décisions, les salaires ne suivent pas le coût de la vie. Parfois, un repas chaud ou un toit à moindre coût peut alléger le fardeau de plusieurs personnes. C’est dans cette optique que les frères Capucins de l’Ermitage Saint-Antoine de Lac-Bouchette opèrent l’Oeuvre du pain des pauvres.

« La pauvreté est parfois beaucoup plus près de nous que nous le croyons. Malheureusement, les décisions prises à certains niveaux de gouvernement ont parfois le plus souvent comme conséquence d’augmenter la pauvreté. C’est identique pour la gestion administrative de certaines entreprises, ministères et organismes qui posent diverses actions qui ne font que creuser l’écart entre les riches et les pauvres. Ce n’est pas une situation unique au Québec, c’est ainsi à l’échelle de la planète. Cette situation relève de l’individualisme et de l’égoïsme », mentionne le père France Salesse, recteur de l’Ermitage Saint-Antoine.

« La pauvreté s’accroit. Les conditions de précarité changent. Les gens vivent de plus en plus des situations de précarité. On entend souvent parler de la hausse des coûts des produits alimentaires. Par contre, les salaires n’augmentent pas aussi rapidement, les prestations d’assurance sociale également, le chômage ne croît pas au même rythme. Bref, on agrandit l’écart »

Les Frères Capucins ont cette conscience sociale et c’est ce qui les motive à faire la promotion de l’Oeuvre du pain des Pauvres afin d’apporter leur soutien à divers engagements sociaux afin de contrer ce phénomène.

Un don de soi

« Le Pape François n’arrête pas d’éveiller notre conscience sur la question des pauvres. Il a invité des sans-abris à venir déjeuner avec lui la journée de sa fête. Il les a fait venir chez lui pour prendre le repas. C’est un geste lourd de sens », explique le Père France.

Les dons faits par l’Oeuvre du Pain des pauvres en 2016 vont mettre un baume dans la vie de certaines personnes qui vont recevoir de l’aide, mais ils permettent également de soutenir des bénévoles qui ne compte pas leurs heures et qui travaille afin de maintenant ou d’offrir des services auprès des gens défavorisés.

« Derrière chaque organisme, il y a des gens dévoués qui croient à la cause. Ils sont généreux et c’est important de les soutenir. Il faut voir au-delà de la raison d’être d’un organisme afin de saisir toute son importance. Prenons par exemple une soupe populaire. Bien souvent, ils offrent des services connexes. Ils ont des services d’aide afin d’accompagner les gens. Ils peuvent dépanner, écouter et répondre à des besoins, mais ils ont également une mission de formation et d’éducation afin d’outiller les gens », mentionne le Père France Salesse.

Ce détail d’éducation et de formation aux yeux de la fraternité des Capucins peut établir une base solide qui pourra permettre aux gens de se déprendre et d’alléger leur fardeau.