Myriam Lefebvre brise les tabous entourant la santé mentale

Myriam Lefebvre brise les tabous entourant la santé mentale

Le livre est actuellement disponible.

Originaire de Saint-Félicien, Myriam Lefebvre, 28 ans, a décidé d’unir ses champs d’intérêt pour la littérature et les arts dans un recueil très créatif.

La jeune femme aborde la santé mentale sans tabous dans son premier roman photographique On dit souvent qu’il n’y a pas de rose sans épines .

Psychoéducatrice de formation, Myriam Lefebvre est chef d’équipe à l’Institut Universitaire en santé mentale de Montréal. Elle cherchait un canal de communication, afin d’aborder le sujet de la santé mentale.

«J’ai toujours été une grande lectrice et j’adore les arts. Je fais de la photo, du dessin et j’écris depuis longtemps. Quand j’ai commencé en santé mentale, j’ai voulu faire un lien entre les deux. C’est à ce moment que l’idée de faire un projet abordant la santé mentale, mais par le biais d’un médium qui m’interpelle, m’est venue».

Poétique et graphique

Cette dernière a donc choisi la photographie. Le recueil est illustré de plusieurs clichés en noir et blanc, captés entre Montréal, terre d’accueil, et le Lac-Saint-Jean, terre natale.

«Il s’agit d’un récit poétique et graphique d’environ 140 pages qui raconte l’histoire de Rose, qui va vivre un déséquilibre au niveau de sa santé mentale. Le récit nous permet de suivre son évolution.», explique l’auteure

«Je voulais aborder les émotions que peuvent vivre les personnes atteintes d’une maladie mentale : la honte, la solitude, la tristesse, mais aussi l’espoir et la compassion. Je voulais mettre en évidence ces émotions. Les photos viennent générer l’émotion chez le lecteur. Elle illustre bien récit et met l’accent sur les émotions. C’était très important pour moi».

Trouver l’équilibre

Dans son récit, Myriam Lefebvre lève le voile sur la maladie mentale.

«Je les côtoie quotidiennement. Il s’agit de gens intéressés et intéressants. Ils sont cultivés. Ces personnes ne se résument pas uniquement à la maladie. On découvre les côtés sombres de la maladie, mais on voit aussi la lumière. Mon objectif est vraiment de briser les tabous».

Pour ce, Myriam Lefebvre a décidé de faire un récit accessible. Cette dernière ne voulait pas aborder des thèmes trop spécifiques.

«Je ne voulais pas me plonger dans un ouvrage technique. Je voulais qu’il soit accessible à tous, et ce, dès l’adolescence. Par contre, je souhaitais partager l’intensité de ce que les gens traversent».