Hélène essaie la claquette

Hélène Gagnon helene.gagnon@tc.tc
Publié le 2 octobre 2016

Bien qu’elle avait le style, notre journaliste était loin d’être douée.

©Photo TC Media

CHRONIQUE. Le temps d’un cours, je me suis jointe à la troupe de danse Les Tourbillons du lac, afin de m’initier à la claquette. Je vais être franche avec vous, on ne m’a pas découvert le talent de la jeune Shirley Temple. Cette expérience a été pour moi un « flop », mais je suis en admiration devant Christine Fortin et sa troupe qui m’ont fait découvrir ce type de danse.

Je me suis, une fois de plus, lancée dans l’inconnu cette semaine. J’ai trouvé la claquette difficile. Je ne mettrai pas ça sur le dos de mes chaussures qui n’était pas ferrées. La claquette, c’est un mélange complexe de rythme, de mouvement, de vitesse, d’enchainement et j’en passe. De mon côté, j’ai passé le cours à décortiquer les mouvements, et ce, aussi simples que le pas de base, espérant réussir un enchainement.

Je me suis mise à l’écart du groupe à deux reprises afin de pouvoir les observer danser. Un temps d’arrêt obligatoire, car je savais que je ne pouvais pas suivre la cadence du groupe. À ce moment-là, je n’ai pas perçu ma pause comme un abandon. Ce petit temps d’arrêt m’a permis d’observer toute la complexité, mais surtout la beauté de ce type de danse.

Mon regard était fixé sur les pieds de filles et mes oreilles étaient grandes ouvertes afin de capter leurs claquements de pieds qui s’agençaient avec la musique. Bref, à défaut d’être bonne, j’ai pu profiter de l’expérience.

La danse

Avec le groupe j’ai pratiqué le « clogging ». C’est une danse folklorique qui tire son origine des États-Unis. J’emploie le terme claquette dans cette chronique, mais je devrais plutôt utiliser l’appellation danse folklorique. Fer aux pieds, les membres des Tourbillons du lac pratiquent différents types de danses que ce soit la gigue québécoise ou irlandaise et vont même jusqu’à taper des pieds sur des chansons populaires. Je ne pensais pas qu’il y avait autant de possibilités.

De mon côté, je n’étais pas chaussée pour l’activité. Mes semelles étaient beaucoup moins bruyantes que celles des membres. Le bruit est important. J’aurais bien aimé entendre le claquement des fers sur le sol lors de mes mouvements, plutôt que le frottement grossier de mes semelles. Le son et le rythme sont vraiment importants dans la danse folklorique. C’est notre guide, notre repère. Si nous entendons le son, c’est que nous avons bien fait notre mouvement.

Si j’avais à revivre l’expérience, je pense que je commencerais dans un groupe de niveau débutant. Le groupe avait déjà quelques sessions de complétées. Elles ont pu me montrer le résultat de plusieurs heures de pratique, ce qui me permet de croire qu’avec plus de temps et de nombreuses répétitions, je pourrais un jour enchaîner quelques pas à la bonne vitesse.

 

Mon appréciation

J'ai aimé: L’ambiance et l’esprit de groupe.

 

Je n'ai pas aimé: Je me suis peut-être mis un peu de pression, j’avais le sentiment d’être un petit boulet pour le groupe. 

Il manquait un peu de fer sous ses chaussures.

©Photo TC Media