Hélène essaie la relaxation

Hélène Gagnon helene.gagnon@tc.tc
Publié le 9 octobre 2016

On fait le vide, le temps d’une relaxation.

©Photo TC Media

CHRONIQUE. Vous lisez mes chroniques depuis plus d’un an, vous le savez, il n’y a pas grand-chose qui m’arrête. Je fonce sans vraiment savoir ce qui m’attend. Que j’aime ou je n’aime pas, ce n’est pas grave, je le fais. Cette semaine, j’ai dû mettre la pédale douce.

Mon corps m’a dit : « C’est assez la grande! Tu as besoin d’une pause! » Je trouve ça toujours étrange quand je dis cela, mais j’écoute mon corps. Depuis la journée que je me suis retrouvée clouée dans mon lit incapable de bouger, car le moindre effort physique me torturait, je me suis dit que j’avais poussé un peu trop ma machine.

Alors cette semaine, j’ai décidé de prendre du temps pour moi. Je voulais une expérience relaxante. Je ne voulais pas me plonger dans un sentiment d’inconfort ou de performance.

Une relaxation

Au début, je pensais participer à une méditation, mais Mélanie Girard de l’Espace Yoga Prakasha de Roberval m’a proposé une séance de Kripalu. Je pourrais décrire ça comme un mélange de relaxation et de yoga, mais tout en douceur.

Premièrement, je suis arrivée au cours dans mon état de mère de famille euphorique, car je venais en moins de 25 minutes de récupérer la gardienne à la Cité étudiante, de récupérer ma plus vieille à l’école Benoit-Duhamel, de ramasser les deux plus jeunes à la garderie, de déposer la tribu à la maison, de me changer, de donner quelques consignes et de me rendre à l’espace yoga. J’ai des gènes de femme bionique en moi.

Bref, j’étais dans l’état parfait pour savourer ce moment de détente. On a commencé le cours avec une relaxation. Je ne suis vraiment pas à l’aise avec les dialectes des yogis, mais à mon souvenir c’était la position de Shavasana. Durant ces 15 minutes de détente, on passe tranquillement vers un autre niveau physique et mental. Par la suite, on enchaîne quelques positions des flexions et des torsions, pour finir avec quelques postures de puissance, comme « le chien tête en bas ».

La position du « Chien tête en bas » est l’une des plus connues.

©Photo TC Media

Prendre le temps

On ne s’arrête jamais dans nos vies. On n’est pas capable de rester au même endroit deux minutes. On sollicite notre cerveau à chaque instant. Nous ne sommes pas capables de prendre un moment uniquement pour nous. Ça fait du bien de se recentrer sur soi-même, et ce, simplement pour se sentir encore plus présent.

Je ne m’étais pas sentie aussi détendue depuis belle lurette. Je vous dirais que les effets de cette relaxation ont duré pendant plus de 24 heures. Mon corps et ma tête avaient bien besoin de cette petite pause.

Ce n’était pas mon essai le plus actif, mais c’est certainement celui qui m’a fait le plus de bien. Je pensais qu'il serait impossible de me retrouver dans cette sensation de calme, de confort, de douceur et de paix intérieure en si peu de temps. En un peu plus d’une heure, l’état d’urgence qui m’habitait à mon arrivée dans le local s’était dissipé.

Je n’ai pas l’impression d’avoir perdu une heure de mon temps, mais j’ai plutôt l’impression d’en avoir gagné une. Je pourrais vous parler longuement de mon expérience.

À ceux qui ne sont pas convaincus des bienfaits de la relaxation, rappelez-vous que votre corps est un espace qui vous en prêté pour vivre. Si on le malmène, les bobos surviennent. C’est donc important de l’écoute et de s’écouter.

Mon appréciation

J'ai aimé: Trouver rapidement un état calme

Je n'ai pas aimé: Mon manque de souplesse qui rendant certaines positions inconfortables

Je recommencerais: Sans hésitation, je l’ajouterais aux choses à faire sur une base récurrente