Hélène essaie la gymnastique

Hélène Gagnon helene.gagnon@tc.tc
Publié le 25 septembre 2016

Notre journaliste Hélène essaie la gymnastique

©Photo : TC Media

CHRONIQUE. Depuis environ deux ans, je suis une maman de gymnastes. Les matins de week-end, je me lève aussi tôt que les autres jours de la semaine afin de préparer mes filles pour leur cours de gymnastique. Elles aiment tellement ça!

Cette semaine, j’ai donc décidé de me lancer le défi de participer à un cours de gymnastique pour adulte afin de vivre l’expérience. C’est une nouvelle initiative du Club Robi qui ouvre les portes de son gymnase aux adultes. Sous la supervision de deux jeunes entraîneuses, soit Laura et Florence, les participantes s’exécutent à divers ateliers afin de mettre en pratique leurs compétences.

De mon côté, j’étais déjà fascinée par cet univers de sauts et de pirouettes. Par contre, je ne m’imaginais pas à quel point cela pouvait être physiquement difficile. On ne décide pas de faire de la gymnastique à 30 ans afin d’aspirer à une médaille olympique. Par contre, laissez-moi vous dire qu’il n’y a pas meilleure discipline pour sortir de sa routine et se mettre en forme. La gymnastique nous amène à muscler notre corps, à connaitre nos limites, mais également à les repousser.

Perdre ses repères

C’est certainement l’aspect de la discipline qui m’a le plus marqué. En action, on perd tous nos repères. Une fois la tête en bas ou bien sur le trampoline, la perception de notre environnement est complètement différente. Cette instabilité me rendait craintive. Cela m’a freiné dans la réalisation de certains mouvements.

Je ne pensais pas que cette discipline pouvait être si complexe. Physiquement, on peut tous atteindre la solidité et peut-être un jour la souplesse, mais la plus grande force, c’est entre nos deux oreilles qu’elle doit être utilisée. On doit faire le vide et oser. C’est souvent le fait de mettre nos limites de côté qui va faire que nous allons réussir.

C’est l’une des raisons qui font que le cours de gymnastique pour les grands mise autant sur un volet musculaire et cardiovasculaire. Je ne vous cacherai pas que les douleurs musculaires ont été présentes pendant 48 heures, principalement au niveau des épaules.

On fait quoi?

Durant l’heure et demie, on voyage d’un atelier à un autre. J’ai fait des barres parallèles et du trampoline. J’ai tenté de faire une chandelle. J’ai pratiqué les pointés sur la petite poutre et j’ai même essayé de faire des demi-tours tout en conservant mon équilibre.

Certaines participantes renouent avec cette discipline. D’autres la pratiquent, car leurs enfants en font également. Chacune est là avec ses propres objectifs. Dans mon cas, j’ai apprécié de me retrouver dans une cadre non rigide et de vagabonder d’un atelier à un autre, et ce, dans une atmosphère où le plaisir et non la performance règne.