Hélène découvre le Parc des Grands Jardins

Hélène Gagnon helene.gagnon@tc.tc
Publié le 18 septembre 2016

CHRONIQUE. Depuis deux ans, je profite de la Journée des Parcs Nationaux du Québec afin de découvrir la majestuosité de notre territoire québécois. Si ces grands espaces sont protégés, ce n’est pas pour rien.

Cette année, j’ai préparé l’expédition afin de découvrir le Parc dans Grands Jardins situé dans la région de Charlevoix. J’avais ciblé un sentier de 10,4 km, auquel nous avons ajouté 0,6 km pour gravir le Mont du Lac des Cygnes.

Dès que nous avons mis les pieds sur le sentier prénommé, Le Pioui, en raison d’un petit lac que nous longeons, nous étions sur un bon sentier de type rustique. Ne cherchez pas les escaliers et les passerelles de bois. On regarde où sont les racines et on espère que les roches soient stables.

Le sentier nous entraine sur tous les types de terrain. On côtoie la forêt dense, les vastes plaines rocheuses sur lesquelles seulement le lichen s’accroche, des zones qui ont été ravagées par des incendies et où le petit fruit royal, c’est-à-dire le bleuet, pousse à profusion. Par contre, pour voir tout cela et encore plus, je dirais qu’il faut accepter de gravir un dénivelé de 980 mètres sur une distance de 3,2 km. Un exercice tout à fait réalisable et qui en vaut la peine.

Dès le début du sentier, on s’est rendu compte que ça montait, on a donc décidé de s’accorder des pauses plus fréquemment afin de boire de l’eau. On était là après tout pour profiter du paysage et non pas pour faire une course. Alors dès qu’un endroit disposait d’un point de vue, on s’arrêtait quelques minutes.

Mon conjoint et moi (la randonnée pédestre c’est une affaire de couple chez nous, déjà on parle d’initier bientôt les enfants) avons pris notre première longue pause sur le Mont de l’Ours. On a pris le temps d’admirer le panorama qui s’offre à nous. On a enfin pu voir le fameux cratère de Charlevoix. On tentait de repérer les villages de cette région.

C’est sur les crans de ce mont que j’ai également partagé le sentier avec pas une, ni deux, mais bien trois couleuvres. On s’entend pour dire qu’elles ont un très bel environnement, avec la végétation au ras du sol et un terrain très spongieux en raison de la mousse. En plus à 980 mètres d’altitude on n’est pas souvent dérangé.

Le Mont de l’Ours, c’est le point culminant du sentier le Pioui. De notre côté nous avons bifurqué en direction du sommet du Mont du Lac des Cygnes pour dîner. Une montée de 300 mètres, fait d’escaliers et de passerelle. Un lieu très aménagé afin d’en permettre l’accessibilité. Pour certains, c’est une grave erreur que commet la SÉPAQ en aménageant ainsi les sites dont elle est la gestionnaire. Pour d’autres, c’est une garantie de faire découvrir des lieux fabuleux.

Le sentier Le Pioui et le sentier du Mont du Lac-des-Cygnes utilisent le même tracé sur une distance de 3,8 km. De mon côté, j’ai eu beaucoup plus de plaisir sur les 7,2 premiers kilomètres, et ce, malgré les racines et les roches. La descente est un large sentier de poussière de pierre qui serpente la montagne. Environ 45 minutes après avoir quitté le sommet, nous étions de retour au Pavillon d’accueil. Le sentier est tellement travaillé, qu’on n’a même pas besoin de s’inquiéter afin de savoir si on pose les pieds aux bons endroits.

J’ai fait des clichés magnifiques durant cette petite excursion. Des paysages aussi fabuleux, on ne veut pas les oublier. Et quand on l’a fait une fois, on se dit qu’il y a plein d’autres montagnes à gravir qui sont prêtes à nous livrer les paysages de notre belle province.