Optilab : les élus craignent pour la vitalité du territoire

Optilab : les élus craignent pour la vitalité du territoire

SANTÉ. Alors que l’intention de réorganiser les laboratoires de biologie médicale est connue depuis plusieurs mois, la Ville de Roberval a adressé, mardi soir, une demande de surseoir au ministre de la Santé et des Services sociaux. Les élus espèrent convaincre le gouvernement que le projet Optilab est néfaste pour l’économie des régions, mais également pour la population.

« Depuis le début, il y a continuellement des mouvements qui démarrent, continuent, insistent et espèrent que le ministre Barette comprendra que c’est la plus grande erreur de son mandat », mentionne le maire de Roberval, Guy Larouche.

Les élus de Roberval comprennent l’inquiétude que manifestent les citoyens et les professionnels du milieu. Par contre, l’impact du projet Optilab sur l’ensemble de la région est l’élément qui les motive à faire cette demande.

« L’accès à une offre de service en santé de proximité est une condition essentielle à l’occupation du territoire et au dynamisme des régions du Québec. Actuellement, la réforme du milieu de la santé et le projet Optilab sont en contradiction avec les principes de la Loi pour assurer l’occupation et la vitalité des territoires. Est-ce qu’avec l’avenue des frais accessoires, nous serons facturés pour les déplacements? Nous nous questionnons. Nous sommes très inquiets. Il y a également les pertes d’emploi qui sont reliées à la réorganisation. Optilab est une épine pour l’ensemble de la région », souligne M. Larouche.

Alors que le regroupement des laboratoires était prévu pour le 1er avril, les élus espèrent toujours que le ministre reculera, comme il l’a fait dans d’autres dossiers.

« Ils ont reculé dernièrement pour ce qui touche à divers types d’opération à Saguenay. Dans le cas présent, on ne parle pas seulement de Saguenay, il y a toutes les autres municipalités. Dolbeau-Mistassini a passé dernièrement une résolution. D’autres municipalités dans la province vont de l’avant avec des demandes. On approche d’une année électorale, alors on espère que certaines personnes vont comprendre le message », conclut le maire.