Pour Léa-Marie, l’espoir passe par la sensibilisation

Pour Léa-Marie, l’espoir passe par la sensibilisation

Léa-Marie Paradis.

MALADIE. Février est le mois du cœur. Très peu de personnes sont sensibilisées à la cause ou posent des actions concrètes afin de maintenir leur cœur en santé.

Âgée de 17 ans, Léa-Marie Paradis-Caron a une malformation cardiaque.

« Dans ma famille, c’est héréditaire. De mon côté, mon cœur ne s’est pas emballé, il est stable, car on le contrôle avec des médicaments. Ma marraine a eu une transplantation, il y a un peu plus de 10 ans. Par contre, certains membres de la famille sont décédés avant d’obtenir un nouveau cœur », explique la jeune femme.

Le fait de partager ce problème de santé avec plusieurs autres membres de sa famille est un élément particulier qui est parfois inquiétant et parfois… rassurant.

« Quelques fois, j’ai peur, car je ne sais pas quel chemin va prendre ma vie. Est-ce que je vais avoir une transplantation un jour? Est-ce que je vais l’avoir à temps? Il y a deux côtés à cette médaille. De mon côté, je sais que ça approche. C’est l’une des raisons qui fait que je trouve important de sensibiliser les gens aux dons d’organes », souligne Léa-Marie.

Quand le cœur guide

Même avec une prise de médicaments qui s’avère efficace, Léa-Marie prend des décisions en fonction de son cœur.

« À l’école, je suis exemptée des cours d’éducation physique. Je peux faire de l’activité physique, mais je ne peux pas fournir de grand effort. Je ne peux pas dépasser mes limites. Alors, je bouge toujours à mon rythme. Si je décide d’en fournir plus que ma capacité, je joue avec le feu », souligne la jeune femme.

Bien qu’elle vit au jour le jour, sans trop se soucier de sa condition, Léa-Marie doit toujours prendre en considération l’état de son cœur. Alors qu’elle aimerait faire des études pour devenir enquêteuse, la jeune fille se voit contrainte trouver autre chose.

« Je suis vraiment fascinée par ce qui a trait aux enquêtes policières, mais je n’ai pas la condition physique afin d’être acceptée à l’école de police. Je dois donc me tourner vers d’autres activités qui me passionnent et qui ne vont pas faire que mon cœur s’emporte trop. J’aime faire la cuisine et la musique. Je sais que plusieurs possibilités s’offrent à moi », explique-t-elle.

Faire sa part

Pour sa dernière année d’études au secondaire, Léa-Marie a décidé de s’engager afin de ramasser des dons pour la Fondation de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec. Lors de trois midis, la jeune fille et des amis ont fait la vente de cupcakes dont tous les profits seront redonnés à la fondation.

« J’ai un suivi annuel avec mon cardiologue afin de faire un bilan de mon état. Je constate que la recherche et les soins sont également très importants. Si je peux le moindrement permettre aux gens de prendre conscience de toute la richesse que peut apporter un cœur en santé, je vais être heureuse », souligne la jeune fille.

Au-delà des dons financiers, Léa-Marie souligne que le don d’organes est très important.

« Je sais qu’on ne peut obliger personne à signer l’endos de sa carte d’assurance maladie. De donner à une personne une seconde chance de vivre est selon moi le plus grand des actes de générosité. Ça peut sembler être une grosse décision, mais si la mort frappe et que vos organes sont en bonne condition, vous allez sauver une vie. Ce n’est pas rien. C’est important d’en parler. Je ne pense pas qu’il faut attendre qu’un membre de notre famille soit touché pour soudainement se sentir concerné », conclut Léa-Marie.