Accusations contre Carol Ménard : un plan d’action déployé

Accusations contre Carol Ménard : un plan d’action déployé

Des étuidiants en classe.

JUSTICE. Bien avant que les allégations d’agression sexuelle contre Carol Ménard ne soient dévoilées, la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets était déjà au travail afin de préparer son plan d’action. Ainsi, dès lundi, les étudiants de la Cité étudiante qui en faisaient la demande pouvaient obtenir du support après d’une équipe.

Actuellement Carol Ménard est toujours détenu. Son enquête caution qui devait avoir lieu le lundi 1er mai a été remise au mercredi 3 mai. Me Sébastien Talbot agira à titre d’avocat de la défense dans le dossier. Il fait face à trois chefs en lien avec des attouchements présumément commis sur une personne d’âge mineur.

Dans la gestion de cette situation, la commission scolaire a préféré utiliser les parents afin de transmettre le message aux étudiants.

« Nous n’avons pas tenu à ce que la direction rencontre tous les étudiants. Nous avons plutôt opté pour transmettre un courriel aux parents. Dans ce message, nous avons tenu à leur dire que si leur enfant sentait le besoin de s’exprimer qu’une équipe psychosociale est en place. Des psychologues et des travailleurs sociaux sont disponibles. De plus, le programme d’aide aux employés est en place. Ainsi, les étudiants et enseignants peuvent se diriger vers des ressources de soutien », mentionne Annie Tremblay, direction générale adjointe à la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets.

Cette décision s’appuie sur le fait que ce ne sont pas tous les étudiants qui participent aux activités de la vie étudiante et qui côtoyaient Carol Ménard.

« Ce n’est pas notre rôle de lancer la nouvelle dans l’école. Nous avons un rôle de soutien auprès de nos élèves et du personnel. C’est pour cette raison que nous avons préféré aborder le sujet avec le parent afin que celui-ci en discute avec son enfant. Ainsi, un parent qui, à la suite d’une discussion avec son enfant, s’aperçoit que celui-ci a besoin de parler peut le référer aux bonnes personnes », explique Mme Tremblay.

La Commission scolaire ne voulait pas aborder le sujet de manière large afin d’éviter une mauvaise interprétation du message.

« Les enseignants ont comme rôle d’apaiser la situation et de s’assurer que les élèves n’en discutent pas trop entre eux afin de ne pas alimenter les inquiétudes », souligne Mme Tremblay.