Agriculture : L’été 2021 a été une bonne saison

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Par Julien B. Gauthier - Journaliste de l’Initiative de journalisme local
Agriculture : L’été 2021 a été une bonne saison
Selon Mario Théberge, la saison a été relativement « bonne », malgré un déficit de pluie qui s’est manifesté entre La Doré et Girardville. (Photo : Trium Médias - Archives)

Le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) Saguenay – Lac-Saint-Jean, Mario Théberge estime que l’été 2021 a été une bonne saison , malgré un déficit de pluie dans certains secteurs.

« Ça a été une bonne saison de manière générale. Pour les céréales, on ne peut pas dire que ça a été une année difficile. Les prix sont bons. Pour le canola, c’est un record et c’est très concluant. C’est la même chose pour les producteurs de lait », laisse entendre Mario Théberge.

Par contre, un phénomène météorologique a eu des effets sur le fourrage dans un secteur du Lac-Saint-Jean.

« Entre La Doré et Girardville, il y a eu un genre de corridor où il n’y a pas eu de pluie cet été. Dans le secteur, on est à 200 mm de déficit en pluie. Si on regarde toutes les stations météorologiques au Québec, c’est ici où il y a le plus gros déficit. On a quand même réussi à gratter ce qu’on pouvait. Ça ne devrait pas causer de problèmes ».

Produits maraichers

Si le beau temps a été au rendez-vous pour les producteurs maraichers, le bas prix des fruits et légumes, causés par un surplus de production au Québec et en Amérique du Nord, leur a fait mal. Plusieurs d’entre eux ont trop produit et ont récolté leurs produits à perte.

« Certains doivent détruire leur chou, car ils vendent à perte. Leurs boîtes coûtent plus cher que le chou lui-même. Le prix n’est pas bon, il est trop bas », signale Mario Théberge.

De son côté, le président de la Coopérative NORD-Bio Thierry Poniewiera constate que l’engouement envers les produits maraichers est encore très fort, mais qu’il a subi une légère diminution comparativement à l’an dernier.

« La vente de paniers a relativement bien été. Ce n’est pas tout le monde qui les a remplis au maximum. Je crois que beaucoup ont décidé de se faire des jardins dans leur cour arrière », croit-il.

Victoire

La loi 132 sur les milieux humides et hydriques a pu obtenir les assouplissements demandés par les producteurs.

Adoptée en 2017, celle-ci forçait certains entrepreneurs agricoles à payer au moins 20 $/ le mètre carré lorsqu’ils voulaient étendre leurs terres dans des sols cartographiés comme étant « humides ».

« Le ministère de l’Environnement a reculé. Il y aura très peu de compensations qui devront être payées par les producteurs. On s’est alliés avec les municipalités et on a fait beaucoup de pressions », indique Mario Théberge.

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