Bleuets : vers une saison moyenne

Louis Potvin
Bleuets : vers une saison moyenne

La saison de récolte de bleuets va commencer avec une semaine de retard et la quantité de fruits ramassée devrait se situer dans la moyenne.

« Pour l’instant, c’est difficile d’évaluer le nombre de livres qui sera récolté, car le fruit est petit en raison du manque de pluie. Si nous avons de la pluie, il va grossir, sinon la récolte pourrait être moins bonne », souligne le président du groupe Bleuets sauvages du Québec, Jean-Pierre Senneville.

Il y a certains secteurs où le besoin d’eau est criant, notamment à La Doré où des signes de sécheresse se font sentir. De plus, le printemps tardif a retardé la floraison et compliqué la pollinisation.

C’est pour cette raison que la cueillette s’amorcera entre le 8 et 10 août pour vendre aux usines de congélation. Pour ce qui est de la forêt, la récolte débutera vers le 15 août.

Le prix de départ sera fixé dans les prochains jours.

Syndicats des producteurs de bleuets

Au Syndicat de producteurs de bleuets (SPBQ), on évalue que la récolte sera fructueuse. On invite ainsi la population qui aimerait se procurer le petit fruit à se rendre dans une bleuetière touristique ou en forêt pour découvrir le plaisir de le ramasser soi-même.

Le président du SPBQ, Daniel Gobeil, rappelle l’importance de cette industrie dans l’économie.

« Le bleuet sauvage apporte à la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean, à la province et même à tout le pays autant de bienfaits sur le plan économique que pour la santé. En effet, au Québec, l’industrie génère des centaines d’emplois à temps plein tandis que la production représente quelque 75 millions de dollars annuellement. En plus de contribuer à l’économie locale, les bleuets sauvages du Québec sont reconnus pour leur goût unique et leurs bienfaits démontrés sur la santé. »

Concurrence

La concurrence dans le monde du bleuet est de plus en plus forte et cette année, elle pourrait s’accentuer avec une récolte importante de bleuets cultivés en Colombie-Britannique et dans les états de l’Ouest américain.

« Dans l’ouest, ils ont eu beaucoup de pluie et de soleil, les bleuets cultivés sont gros et abondants. Dans notre marché, c’est un concurrent direct. La distinction entre cultivé et sauvage n’est pas un enjeu pour certains acheteurs », met en lumière Jean-Pierre Senneville.

 

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