Comité de gestion durable du lac Saint-Jean : Ça ne bouge pas vite

Louis Potvin, journaliste de l'Initiative locale de journalisme
Comité de gestion durable du lac Saint-Jean : Ça ne bouge pas vite

Le comité de gestion durable du lac Saint-Jean Un lac pour tous est un peu paralysé en raison de la propagation du coronavirus. L’avancement des dossiers se fait à pas de tortue.

« Ça ne va pas à la vitesse que l’on souhaiterait, il faut le comprendre. Il est très difficile de se rencontrer. Nous avons dû reporter l’assemblée générale annuelle, ce qui nous a empêchés d’adopter notre planification stratégique », mentionne le président, le préfet de la MRC Maria-Chapdelaine, Luc Simard.

Avec 25 personnes siégeant au comité des parties prenantes, il est effectivement difficile de réaliser des rencontres en cette période de confinement. Aussi, avec autant de personnes avec des intérêts divergents, les consensus se dégagent plus difficilement.

Autour de la table, on retrouve des riverains, des organismes représentant l’environnement et la faune, le monde du nautisme, l’industrie touristique et des politiciens.

« Moi, je juge que ça va assez bien, mais c’est normal que n’avance pas rapidement. Il y a des dossiers plus compliqués comme celui de la Pointe Langevin. »

Selon un membre consulté, il ne faut pas s’attendre à des miracles de ce comité. Avant de voir des résultats probants, il faudra attendre plusieurs années.

Crue printanière

Pour ce qui est de sujet plus pressant comme la gestion de la crue printanière, une solution technologique est envisagée afin que les riverains et autres personnes concernées puissent discuter avec les spécialistes de Rio Tinto qui gèrent l’apport en eau dans le réservoir qu’est le lac Saint-Jean.

Pour le président de Riverains Lac-St-Jean 2000, Laurent-Paul Chartier, qui représente tout près de 2000 propriétaires vivant en bordure du lac, le comité a son importance, vu que chacun a voix au chapitre et peut faire part de ses préoccupations.

« Pour l’instant, il n’y a pas à s’inquiéter de la crue printanière, car elle débute à peine. C’est du 1er au 15 mai que ça devient critique. »

En effet, le niveau du lac est de moins de 3 pieds d’eau.  Les seuls déversements en cours sont dans la rivière Petite décharge. La crue débute habituellement autour du 17 avril. C’est plus tard que la situation se dessine pour évaluer à quelle hauteur pourrait se retrouver le lac Saint-Jean et s’il pouvait y avoir des risques d’inondation à certains endroits.

Projets et gouvernance

Le seul projet concret qui a été réalisé est l’étude sur les poissons fourrages littéraux. Parmi les autres en cours, notons la qualité de l’eau du lac Saint-Jean, la gestion des berges et l’épineuse question de l’érosion de la pointe Langevin.

Finalement, le président Simard confirme que la gouvernance devra être revue pour rendre le comité plus efficace. Aussi, il faudrait davantage de ressources en raison de la charge de travail.

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