Coopérative Air du Lac-Saint-Jean : « Il faut envoyer un signal fort »

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Par Julien B. Gauthier
Coopérative Air du Lac-Saint-Jean : « Il faut envoyer un signal fort »
La Coopérative Air du Lac-Saint-Jean tiendra son assemblée générale de constitution le 24 novembre. Pour l’occasion, elle sollicitera bon nombre d’entreprises de la région pour y participer. (Photo : Archives)

La Coopérative Air du Lac-Saint-Jean tiendra le 24 novembre son assemblée générale de constitution. Pour l’occasion, l’organisation lance une offensive. Il faut faire le plein de membres utilisateurs et corporatifs afin d’« envoyer un signal fort sur le plan politique », plaident les maires d’Alma et de Roberval.

L’organisation est toujours au stade de démarchage et à la formation d’une structure de gouvernance. Prochainement, les entreprises et les chambres de commerce doivent s’attendre à être sollicitées afin de mesurer leurs intérêts à devenir membre et leurs besoins. Les trois MRC du Lac-Saint-Jean sont également appelées à être membres sans délai.

Pour l’instant, il n’y a pas d’échéancier pour la mise en service de la future desserte aérienne. « Je crois beaucoup à la théorie des petits pas. Si on est en mesure de commencer avec un vol par semaine et qu’on en assure la pérennité, ce sera déjà bien », soutient Sabin Côté.

« Le timing est excellent, ajoute le maire d’Alma, Marc Asselin. La vision coopérative n’a jamais été aussi appropriée qu’actuellement. On va réussir, je n’ai pas de doute. On va monter notre base, on va mettre en place notre produit comme il se doit et après, on pourra parler de chiffres ».

Retards

Le développement de la coopérative a connu un certain retard depuis son lancement en novembre 2019. Le maire d’Alma admet que le projet a été au départ « trop gourmand » et que la stratégie a dû être repensée afin que les ambitions soient plus modestes.

Pour l’instant, le nombre de membres n’est pas dévoilé. « On a fait un pas en arrière pour faire deux pas en avant. On était tellement emballés par le projet et on a mis des dates trop rapprochées. Honnêtement, ça demande du porte-à-porte et beaucoup de travail assidu. Malgré la COVID, plusieurs entreprises font des affaires d’or actuellement et seront prêtes à embarquer », explique Marc Asselin.

Or, la période de reprise économique actuelle et l’absence des lignes régionales d’Air Canada pourraient bien être le moment opportun pour créer un nouvel engouement.

En plus du démarchage, la coopérative misera bientôt sur la publicisation d’une vidéo promotionnelle et d’une plus grande présence sur les médias sociaux.

Tourisme

Le projet de coopérative aérienne sera également développé dans une perspective touristique. Actuellement, les visiteurs doivent atterrir à Montréal et effectuer au moins 5h de route pour se rendre dans la région, ce qui peut apporter un effet dissuasif, selon Sabin Côté.

« On est très attractifs au niveau des produits hivernaux, mais quand tu atterris à Montréal, tu as beaucoup de route à faire. Et pour plusieurs, c’est leur première conduite hivernale. Avec un vol direct, ça nous apparait très important pour le développement récréotouristique. »

Rappelons que l’objectif initial pour lancer la desserte est de 250 000 $. Elle prévoit un peu moins de 600 000 $ de revenus pour la première année.

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