Cri du cœur pour la réouverture des centres d’entrainement

Louis Potvin, journaliste de l'Initiative locale de journalisme
Cri du cœur pour la réouverture des centres d’entrainement
(Photo : Archives)

Les centres d’entrainement vivent des moments difficiles. Ils espèrent pouvoir obtenir rapidement une possibilité de réouverture sinon ils risquent de ne pas passer au travers. C’est notamment le cas chez Actiforme P3M de Saint-Félicien.

« Une chance que pour nous, ce n’est pas notre travail. Nous avons d’autres revenus avec nos entreprises de réparation automobile. Déjà que c’est dur à rentabiliser un gym, là c’est catastrophique! Depuis la pandémie, c’est 10 000 $ par mois que l’on perd. Il y a des gyms qui ne passeront tout simplement pas au travers », commente l’un des propriétaires, Martin Germain.

Même son de cloche du côté du Gym la Grange de Saint-Félicien. Comme les équipements et le local sont payés, le propriétaire Roberto Bergeron réussit à s’en sortir.

« L’été, je travaille sur mon lot à bois et ça me procure des revenus. Comme je suis travailleur automne, j’ai eu droit à la PCU (Prestation canadienne d’urgence), je m’en tire pas pire dans les circonstances. Si je devais payer un loyer, je n’arriverais pas. »

Pertes de revenu à long terme

Comme les centres d’entrainement sont fermés depuis près de trois mois, quand ils vont ouvrir ils seront privés d’énormément de revenus puisqu’ils devront honorer les abonnements de leurs membres.

« Et si on ouvre en plein été alors que c’est la période la plus tranquille, les gens vont peut-être attendre de recommencer à l’automne. C’est donc seulement en décembre que nous allons recommencer à obtenir des revenus d’abonnement. Nous avons 600 membres, ce n’est pas rien », lance Martin Germain.

Les deux propriétaires veulent surtout rouvrir pour répondre aux besoins de leurs clients, pas pour faire de l’argent.

« Les gens se sont entrainés dans le sous-sol, mais ça dure un temps. La motivation se perd. C’est un service qu’on offre pour que les gens bougent. Ils ont besoin de maintenir leur forme. »

« Moi, mes clients sont prêts à mettre des masques pour s’entrainer et tout faire pour respecter la distanciation, même si ce n’est pas facile dans un petit gymnase comme le mien. Je ne sais pas si je vais continuer à opérer 24h », avance Roberto Bergeron, qui compte sur 120 membres.

S’adapter

Martin Germain croit qu’il est facile de mettre en place des mesures pour que les gens puissent s’entrainer en toute sécurité.

« Il serait simple de réserver sa place selon les différentes plages horaires en limitant le nombre de gens dans le gym. Aussi, je dispose d’une machine qui permet de désinfecter en peu de temps tous les appareils. C’est le temps que ça ouvre, ça presse. »

 

 

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