Davantage d’autonomie réclamée dans la gestion des forêts

Serge Tremblay et Louis Potvin
Davantage d’autonomie réclamée dans la gestion des forêts
Les communautés forestières réclament davantage d’autonomie dans la gestion du territoire forestier situé à proximité des municipalités. Elles seraient mieux placées pour gérer les enjeux de ce territoire que les autorités centralisées à Québec. @RR:C’est là l’un des constats qui est ressorti du Forum des communautés forestières de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), dont la présidence était d’ailleurs assurée par le préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, Luc Simard. « La refonte du régime forestier a fait avorter nos projets de forêt de proximité et devait entre autres restaurer la confiance des Québécois envers le ministère en retirant la gestion des forêts des mains de l’industrie. Force est de constater que la confiance n’est pas plus là. Il vaudrait mieux se tourner vers l’expertise locale pour gérer la ressource », avance Luc Simard. Dans l’état actuel des choses, les communautés forestières n’ont tout simplement pas les outils en main pour faire une meilleure gestion de la forêt de proximité. « Pourtant nous avons déjà l’expertise avec les TPI (Terres publiques intramunicipales). Il serait facile de la transposer pour les forêts de proximité. Il serait plus simple pour nous de mettre en place les mesures d’harmonisation. Surtout, ça nous permettrait d’aménager la forêt selon notre expertise et tirer des profits de la récolte du bois », mentionne pour sa part le préfet de la MRC du Domaine-du-Roy, Yanick Baillargeon. @ST:Forêt de proximité @RR:Pour Yannick Bergeron, il serait temps pour le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) d’envisager de confier aux communautés la gestion de la forêt de proximité qui se retrouve dans un rayon de 40 à 50 km des municipalités. « Je crois que ça part d’un manque de volonté du ministère. Il y avait un projet pilote très concret à La Doré qui avait été développée par le maire Jacques Asselin, mais ça n’a jamais été concrétisé. Par exemple, la récolte de bois dans un secteur de La Doré a généré des revenus de 600 000 $, une partie des profits a servi pour la piste cyclable Saint-Félicien-La Doré. » Le préfet Luc Simard affirme quant à lui que les enjeux du territoire ne seraient pas moins complexes pour autant, mais qu’à tout le moins, les communautés seraient autonomes pour prendre des décisions dans l’intérêt des priorités locales. « Un bel exemple, c’est avec l’Association des sportifs à Albanel. Au départ, ils étaient réticents à ce que l’on fasse des opérations forestières, mais on a démontré qu’on pouvait faire de la récolte intelligemment en préservant le visuel et en dégageant certains couloirs pour améliorer la vue. C’est certain qu’il y a des défis, mais on peut les surmonter. » @ST:Ministères interpellés @RR:Avec l’appui de la FQM, les communautés forestières entendent interpeller différents ministères, dont le MFFP, pour définir un nouveau concept de forêt de proximité. (Photo : Trium Médias - Serge Tremblay)

Les communautés forestières réclament davantage d’autonomie dans la gestion du territoire forestier situé à proximité des municipalités. Elles seraient mieux placées pour gérer les enjeux de ce territoire que les autorités centralisées à Québec.

C’est là l’un des constats qui est ressorti du Forum des communautés forestières de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), dont la présidence était d’ailleurs assurée par le préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, Luc Simard.

« La refonte du régime forestier a fait avorter nos projets de forêt de proximité et devait entre autres restaurer la confiance des Québécois envers le ministère en retirant la gestion des forêts des mains de l’industrie. Force est de constater que la confiance n’est pas plus là. Il vaudrait mieux se tourner vers l’expertise locale pour gérer la ressource », avance Luc Simard.

Dans l’état actuel des choses, les communautés forestières n’ont tout simplement pas les outils en main pour faire une meilleure gestion de la forêt de proximité.

« Pourtant nous avons déjà l’expertise avec les TPI (Terres publiques intramunicipales). Il serait facile de la transposer pour les forêts de proximité. Il serait plus simple pour nous de mettre en place les mesures d’harmonisation. Surtout, ça nous permettrait d’aménager la forêt selon notre expertise et tirer des profits de la récolte du bois », mentionne pour sa part le préfet de la MRC du Domaine-du-Roy, Yanick Baillargeon.

Forêt de proximité

Pour Yannick Bergeron, il serait temps pour le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) d’envisager de confier aux communautés la gestion de la forêt de proximité qui se retrouve dans un rayon de 40 à 50 km des municipalités.

« Je crois que ça part d’un manque de volonté du ministère. Il y avait un projet pilote très concret à La Doré qui avait été développée par le maire Jacques Asselin, mais ça n’a jamais été concrétisé. Par exemple, la récolte de bois dans un secteur de La Doré a généré des revenus de 600 000 $, une partie des profits a servi pour la piste cyclable Saint-Félicien-La Doré. »

Le préfet Luc Simard affirme quant à lui que les enjeux du territoire ne seraient pas moins complexes pour autant, mais qu’à tout le moins, les communautés seraient autonomes pour prendre des décisions dans l’intérêt des priorités locales.

« Un bel exemple, c’est avec l’Association des sportifs à Albanel. Au départ, ils étaient réticents à ce que l’on fasse des opérations forestières, mais on a démontré qu’on pouvait faire de la récolte intelligemment en préservant le visuel et en dégageant certains couloirs pour améliorer la vue. C’est certain qu’il y a des défis, mais on peut les surmonter. »

Ministères interpellés

Avec l’appui de la FQM, les communautés forestières entendent interpeller différents ministères, dont le MFFP, pour définir un nouveau concept de forêt de proximité.

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