Commission scolaire du Pays-des-Bleuets: en grève le 14 avril

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Par Yohann Harvey Simard
Commission scolaire du Pays-des-Bleuets: en grève le 14 avril
Les enseignants de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets exerceront un premier mouvement de grève légale le 14 avril 2021 entre 07h30 et 9 h 30.  (Photo : Pixabay)

Les enseignants de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets exerceront un premier mouvement de grève légale le 14 avril 2021 entre 07h30 et 9 h 30.

De courte durée, cette première grève a comme objectif de perturber l’administration scolaire tout en minimisant les répercussions sur les services éducatifs. Cependant, d’autres journées de grève pourraient s’ajouter si les négociations continuent de piétiner.

En effet, c’est à raison de 80% que les enseignants du Syndicat de l’enseignement de Louis-Hémon (SELH) se sont prononcés en faveur d’un mandant de grève pouvant aller jusqu’à 5 jours, lors de leur dernière assemblée générale virtuelle. Le SELH représente environ 900 enseignantes et enseignants de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets.

« Notre contrat de travail est terminé depuis plus d’un an et ce qui nous a été proposé est nettement insatisfaisant. On a demandé le retrait des 6 premiers échelons salariales, mais ils ont seulement été bonifiés. Ça veut dire que tout ceux qui sont au-delà des 6premiers échelons ne font aucun gain », fait valoir France Lapierre, présidente du SEHL.

Pénurie d’enseignants 

France Lapierre soutient que le secteur de l’enseignement peine à se trouver de la relève,  alors que le Québec est toujours la province canadienne 0ù le personnel enseignant est le moins bien rémunéré.

« On ne demande pas non plus d’être les mieux payés, mais seulement qu’il y ait des améliorations qui rendent la profession plus attrayante. Ça fait plusieurs années qu’on a de la difficulté à se trouver de la relève. »

Le manque criant de personnel conduit même les administrations à recruter du personnel moins qualifié provenant de d’autres corps de métier afin de pourvoir aux besoins en matière de suppléance.

« Si j’étais un parent, je m’inquièterais de la qualité de l’enseignement que mon enfant reçoit », mentionne en ce cens France Lapierre.

Cette dernière précise que le gouvernement a également refusé de revoir à la baisse le ratio d’élèves ayant des difficultés d’apprentissage par classe.

« Les enseignants se retrouvent parfois avec 12 élèves qui ont des plans d’intervention spécialisés. Dans ces conditions-là, ça devient très difficile de trouver le temps pour s’occuper de tous les autres.  On aurait facilement besoin de 5 ou 6 autres classes pour les élèves en difficulté », conclut-elle.

 

 

 

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