Émilia Morin-Turcotte vise toujours plus haut

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Par Louis Potvin
Émilia Morin-Turcotte vise toujours plus haut

Émilia Morin-Turcotte pourrait bien vivre l’apothéose de sa carrière de patineuse artistique en participant aux prochains Jeux nationaux d’hiver d’Olympiques spéciaux, en février 2020, à Thunder Bay, en Ontario.

La jeune femme de 20 ans atteinte de trisomie travaille sans relâche afin d’atteindre ce rêve tout en espérant décrocher une médaille.

Encouragée par sa mère Véronique Morin, qui entraîne les jeunes du club de patinage artistique les Lames agiles de Roberval, Émilia est heureuse comme un poisson dans l’eau lorsqu’elle est sur la glace. Et peut-être un peu aussi parce qu’elle s’entraîne à la nage avec le club Gami de Roberval.

Émilia vient de participer à un camp d’entraînement pour les Olympiques spéciaux, en septembre dernier, à Wentworth, dans les Laurentides. Le tout se déroulait dans le bâtiment du camp Bon Départ de Canadian Tire, spécifiquement pour les personnes handicapées. Elle s’entraînait avec 150 autres athlètes et entraîneurs de la province.

Émilia ne ménage pas les efforts pour améliorer son programme solo afin d’arriver fin prête pour Jeux nationaux d’hiver d’Olympiques spéciaux.(Photo Martin Gaudreault)

Une étape de plus de franchie

Résultat, Émilia fait partie des personnes avec un handicap intellectuel apte à vivre une compétition majeure loin de chez elle pendant une semaine, avec accompagnement bien sûr.

« C’est une étape de plus que vient de franchir Émilia en prévision des Jeux nationaux d’hiver d’Olympiques spéciaux. Elle comprend bien les règles et les consignes. Partir aussi longtemps de la maison et aussi loin, il faut être bien préparé », rappelle sa mère.

Les Jeux spéciaux se dérouleront sur cinq jours, du 25 au 29 février, sans compter au moins deux jours de plus pour le transport.

Entre-temps, Émilia s’entraîne sur glace et hors glace et participera à quelques compétitions qui la prépareront pour le rendez-vous de Thunder Bay. Notamment à Trois-Rivières en décembre, un passage obligé pour se qualifier aux Jeux nationaux. Mais aussi une compétition régionale à Alma.

« On devrait savoir si elle sera des Jeux nationaux, officiellement en janvier. Pour le présent, Émilia met le focus sur son solo et sa nouvelle danse. Il s’agit de perfectionner les figures », explique Véronique Morin.

Rappelons qu’Émilia Morin-Turcotte a remporté l’or à la dernière Finale des Jeux d’hiver d’Olympiques spéciaux Québec.

Véronique Morin est très fière de voir les résultats obtenus par sa fille et la détermination qu’elle met à l’entrainement pour concrétiser son rêve. (Photo Martin Gaudreault)

Joie de vivre et persévérance

 

Émilia Morin-Turcotte est une jeune femme de 20 ans atteinte de trisomie qui apporte de la joie de vivre autour d’elle et qui est un exemple de persévérance. La patineuse artistique qui pratique aussi la natation, reçoit autant qu’elle donne aux gens autour d’elle.

La Robervaloise a commencé le patinage à l’âge de 4 ans et continue d’exceller depuis. Elle est membre du club des Lames agiles, mais aussi du club de natation Gami.

Manon Girard est la présidente des Lames agiles. « Émilia travaille très fort et elle adore ce qu’elle fait. Elle est une athlète à part entière et non seulement elle se concentre sur ses entraînements, elle accompagne régulièrement nos entraîneurs pour aider les plus petits à progresser ».

Toujours prête

Émilia s’est entraînée aussi tout l’été, sur la glace à La Baie, du 25 juin au 8 août. Elle vise les Jeux nationaux d’hiver d’Olympiques spéciaux qui auront lieu en février prochain.

Outre sa mère Véronique, entraîneure, Émilia reçoit de précieux conseils de sa marraine Pamela Morin, qui a déjà participé aux Championnats canadiens de patinage artistique et aujourd’hui responsable du sport à Chicoutimi.

« Déjà, les Jeux du Québec spéciaux étaient quelque chose de gros. Émilia a remporté l’or. Elle voulait vraiment revenir avec une médaille. Avec la possibilité pour elle de participer aux Jeux nationaux d’hiver, c’est encore plus gros. Émilia s’entraîne très fort et là encore, elle souhaiterait remporter une médaille. Chaque fois qu’on s’en va à l’aréna, Émilia est toujours prête. Elle part toujours avec le sourire et elle a hâte d’être sur la glace pour patiner », témoigne Véronique Morin.<@

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Serge Dupont
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Serge Dupont

Ma fille y sera aussi en patinage artistique
Elle a déjà participer au mondiaux
Ma fille patine depuis environ 15 ans niveau OSQ