Étude de faisabilité : Vers un transport ferroviaire plus efficient et sécuritaire

Louis Potvin
Étude de faisabilité : Vers un transport ferroviaire plus efficient et sécuritaire

Un projet de réseau ferroviaire régional est à l’étude afin de pouvoir répondre à l’augmentation anticipée du flux de transport et du même coup accroitre la sécurité pour que le train passe à l’extérieur des municipalités.

C’est le comité CMAX-transport et les MRC de la région qui pilotent ce dossier. Une étude de faisabilité technico-financière de 870 000 $ pourrait être réalisée en 2020 pour élaborer un tracé commercial optimal et déterminer l’emplacement de zones intermodales.

« C’est un enjeu important pour le développement économique pour notre territoire en vue des projets qui sont en développement comme Métaux BlackRock. Et surtout avec l’augmentation du trafic, le passage en plein cœur de nos municipalités va causer un problème », souligne la directrice générale du Centre local de développement du Domaine-du-Roy, Annie Fortin.

La MRC injecte d’ailleurs 21 750 $ dans la réalisation de l’étude.

La situation est principalement préoccupante à Saint-Félicien et Roberval, mais surtout à Chambord. Souvent dans cette localité, en raison de la gare de triage, la circulation automobile est perturbée pendant de longues minutes.

Évolution du flux de transport

Selon une étude réalisée en 2015, le nombre de wagons pour le tronçon Chambord-Chibougamau va passer de 15 000 à 95 000 en 2025, soit 6 fois plus. Pour ce qui est de la section entre Jonquière et Chambord, le trafic devrait atteindre 120 000 wagons par année comparativement à 20 000 en 2015.

Cette croissance va entrainer une congestion sur certains tronçons, principalement à Saguenay alors que les trains doivent emprunter le réseau appartenant à Rio Tinto. Ce qui représente des contraintes majeures, notamment sur les coûts de son utilisation. Donc, un réseau intégré du Nord jusqu’au terminal de Grande-Anse est souhaitable.

C’est pour cette raison que l’étude va évaluer les avantages de la mise sur pied d’un chemin de fer d’intérêt local régional (CFILR). Son coût de construction, sa gestion, son entretien et le nombre de wagons nécessaires à sa rentabilité seront déterminés.

Pression sur le réseau routier

Comme le réseau ferroviaire n’est pas optimal, les entreprises se tournent vers le transport routier, ce qui accroit la pression sur la durée de vie des routes et augmente la production de gaz à effet de serre.

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