Hausse importante des superficies touchées dans la région

Serge Tremblay
Hausse importante des superficies touchées dans la région
Après avoir fait relâche en 2020 en raison de la pandémie, la SOPFIM reprend son programme de pulvérisation cette année. (Photo : courtoisie - SOPFIM)

Les superficies touchées par la tordeuse des bourgeons de l’épinette ont fait un bond de 59 % au cours de 2020 au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Que ce soit de la défoliation légère, modérée ou sévère, les aires infestées sont en forte progression.

C’est ce que révèlent les données du rapport annuel du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs sur les aires infestées par la tordeuse des bourgeons de l’épinette pour l’année 2020, déposé à l’automne dernier.

Au cours de la dernière année, les superficies touchées par la tordeuse dans la région sont passées de 1 877 484 hectares à 2 991 127 hectares. À l’échelle du Québec, la progression est de 9,6 millions à 13,5 millions d’hectares pour la même période.

Est-ce que le fait que la Société de protection des forêts contre les insectes et les maladies a suspendu ses opérations de pulvérisations aériennes pour cause de pandémie peut y être pour quelque chose? Pas nécessairement, affirme Jean-Yves Arsenault, directeur général de la SOPFIM.

« L’impact que nous avons se limite à 5% de la forêt. On peut avoir un impact à une échelle plus locale, mais quand on considère la forêt dans son ensemble, ce n’est pas significatif. Pour le reste de la forêt, il y a des plans de récupération et d’autres stratégies qui entrent en jeu. »

Reprise

Malgré tout, la SOPFIM reprendra bel et bien ses activités de pulvérisations cette année. Son plan annuel d’intervention a d’ailleurs été déposé récemment au ministre et prévoit davantage d’arrosage que lors de 2019.

Il ne s’agit cependant pas d’une approche plus agressive pour compenser l’absence de pulvérisations de 2020, mais plutôt de la continuité des activités en tenant compte des nouvelles superficies touchées par la tordeuse.

« Lorsque l’on commence à arroser à un endroit, il faut continuer à le faire sur le long terme. Année après année, nous arrosons les mêmes superficies que par les années précédentes tout en suivant l’évolution de l’épidémie. »

Jean-Yves Arsenault rappelle d’ailleurs que la tordeuse des bourgeons de l’épinette est un phénomène naturel cyclique qui s’étire à l’échelle locale sur 12 à 15 ans. Amorcer des pulvérisations sur un secteur implique donc d’y être pour la durée de l’épidémie.

« Notre action ne vise pas à éradiquer l’épidémie, mais bien à la contrôler. L’influence que nous pouvons avoir, c’est de diminuer l’effet négatif de la tordeuse sur la valeur économique des arbres. »

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