La Fondation Rivières et le Comité de l’environnement de Roberval dénoncent le syndrome du castor

Par Daniel Migneault

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Une vingtaine de personnes ont assisté à la présentation du film Le syndrome du castor au Café Yé de Roberval le 22 février. À l’approche des audiences du BAPE sur le projet de centrale à Val-Jalbert, les instigateurs voulaient ainsi démontrer qu’il existe des alternatives à l’harnachement des rivières.

C’était la première fois que le film était diffusé en représentation publique. Pierre Leclerc, réalisateur du film, se décrit comme un chasseur de chutes. Il a parcouru le Québec afin de capter des clichés ou des vidéos de ces merveilles naturelles. Il donne aussi la parole à des groupes d’opposants qui se battent contre les projets de mini-centrales sur différents plans d’eau du Québec.

« Le syndrome du castor consiste à construire des barrages sur tout ce qui coule. Les chutes sont notre patrimoine, notre richesse », a lancé d’entrée de jeu M. Leclerc.

Selon le réalisateur, l’écotourisme est une alternative intéressante qui est mal exploitée au Québec. Pierre Leclerc, qui est aussi militant pour la Fondation Rivières, demande à la population de se mobiliser contre le projet de centrale à Val-Jalbert. D’ailleurs, dans son film, il n’hésite pas à critiquer la situation et a même renommé la chute Ouiatchouan comme étant la chute du scandale.

Le président du Comité de l’environnement de Roberval, Olivier Bouchard-Lamontagne, lance ce même appel à la mobilisation lors des audiences publiques qui auront lieu en mars. Il se demande d’ailleurs pourquoi la chute Ouiatchouan n’est pas considérée comme un bien protégé.

« Ce documentaire montre qu’il est possible de faire changer les choses. La réputation internationale de la chute et du site touristique nous donne un avantage. Le projet a déjà été déposé et il a été refusé. On le présente sous des étiquettes verte et communautaire, mais c’est de la poudre aux yeux », dénonce M. Bouchard-Lamontagne.

Ce dernier est encouragé par la mobilisation qu’il constate. D’ailleurs, le nombre de signataires à la pétition s’opposant au projet de mini-centrale a doublé en quelques semaines selon ses dires.

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