La forte demande n’a pas que ses bons côtés

Denis Hudon
La forte demande n’a pas que ses bons côtés
Les entreprises en portes et fenêtres au Lac-Saint-Jean ont du pain sur la planche et les approvisionnements ne réussissent pas toujours à suivre la cadence. (Photo : Trium Médias – Denis Hudon)

Dans la foulée de l’engouement spectaculaire pour les travaux de rénovation et la construction résidentielle en pandémie, les entreprises de portes et fenêtres au Lac-Saint-Jean font elles aussi de bonnes affaires. Mais il y a l’autre côté de la médaille.

« Avec la pandémie, c’est débile. On n’arrête pas. On vit des difficultés dans l’approvisionnement de certaines pièces et autres fournitures. Qui dit problème d’approvisionnement dit aussi de plus longs délais pour le client », dit Alain Vézina de Vézina et Fils à Saint-Prime qui a aussi des assises à Alma et à Chapais.

Par exemple, les délais habituels de trois semaines peuvent s’étendre maintenant jusqu’à trois mois, parfois même plus.

Chez Fenêtres Côté à Alma et Roberval, là aussi c’est la folie furieuse. Le carnet de commandes ne cesse de grossir. L’approvisionnement ne suit pas le même rythme que la demande qui grimpe en flèche.

« On a de gros inventaires, mais on marche sur une glace mince. Il y a des matériaux plus difficiles à avoir », dit le propriétaire Yves Côté.

Uréthane

Un autre produit qui manque cruellement est la mousse d’uréthane qui provient en bonne partie du Texas et qui a été frappé au début de l’année par une catastrophe climatique.

« Je n’ai pas à me plaire, quand on sait que bien d’autres secteurs de l’économie sont sérieusement mis à mal avec la pandémie ».

Chez Portes et fenêtres Fusion à Desbiens, avec des bureaux aussi à Alma et à Saguenay, la situation est à peu près la même.

« La demande est tellement forte ces temps-ci, nos fournisseurs ont de la misère à suivre. C’est épouvantable, mais on s’arrange comme on peut. Les délais s’étirent, c’est certain », explique l’un des copropriétaires Philippe Lebel. Des délais qui peuvent aller jusqu’à trois mois.

« Comme il y a des problèmes d’approvisionnement pour certains matériaux, il faut souvent retourner voir le client deux et même trois fois pour compléter le travail ».

Patience, patience

Même réalité pour Polair 3 à Dolbeau-Mistassini, présent aussi à Alma, Saguenay, Chibougamau et à Sept-Îles.

« On a vraiment des difficultés dans les approvisionnements. Les délais peuvent atteindre les six mois, dans certains cas. Heureusement, on avait prévu le coup avec la première vague de la pandémie en 2020 », indique le propriétaire, Jasmin Goudreault.

Tous ces entrepreneurs constatent que les clients, en général, comprennent bien la situation et font preuve de patience. D’autres reportent tout simplement leurs projets à plus tard.

 

 

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