La pandémie accentue le sentiment de solitude des ados

Denis Hudon
La pandémie accentue le sentiment de solitude des ados
Les Maisons de jeunes jouent un rôle crucial auprès des jeunes ados et c’est encore plus vrai en période pandémique. (Photo : courtoisie)

Les Maisons de jeunes des MRC Domaine-du-Roy et Maria-Chapdelaine continuent à offrir des services auprès des ados. En période de pandémie et de confinement, ce n’est pas un hasard si elles sont reconnues par la santé publique comme un service essentiel.

Gilles Carrier est coordonnateur de la MDJ de La Doré depuis longtemps et il connait bien la clientèle jeunesse.

Celui-ci explique que la COVID-19 a demandé à chaque organisation de moduler ses services afin de répondre de manières plus pointues aux différentes réalités vécues par les ados. La distanciation sociale, le port du masque obligatoire sans oublier le couvre-feu sont venus chambarder leur quotidien et leurs habitudes.

« Les jeunes vivent actuellement des situations qui augmentent l’isolement social et le sentiment de solitude. Cela affecte grandement leur santé mentale, ce qui nous amène par le fait même à réorganiser nos services aux besoins exprimés par les jeunes », lance Gilles Carrier.

Ainsi, les Maisons de jeunes poursuivent leurs interventions en organisant des rencontres auprès des ados, soit en mode virtuel ou en mode présentiel, pour garder les liens significatifs. Les maisons de jeunes sont toujours ouvertes, pour la plupart, mais elles accueillent les jeunes en nombre limité et toujours dans les conditions sanitaires prescrites par la santé publique.

Des conséquences à craindre

La population et les ados peuvent s’informer auprès de la Maison de jeune de leur localité pour connaître les services spécifiques en période de pandémie.

Gilles Carrier est convaincu qu’après la pandémie, il faudra être vigilant, parce que des problématiques vont apparaître.

« On voit en ce moment beaucoup de solitude, beaucoup de stress chez les jeunes. Ils ont peu d’endroits où aller, ils ont besoin de rencontrer d’autres jeunes, d’être écoutés sans être jugés. La communication leur manque beaucoup. »

Marie-Ève Sasseville est présidente du Regroupement des maisons de jeunes du Québec pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean (RMJQ-02) et coordonnatrice à la MDJ de Roberval.

« Les animatrices et les animateurs sont disponibles si le jeune a besoin de discuter, d’échanger sur ses difficultés et pour répondre à leurs questionnements ou simplement pour une jasette ».

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