La pauvreté toujours bien présente

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Par Louis Potvin
La pauvreté toujours bien présente

L’aide aux personnes démunies est en croissance constante à Roberval et est stable à Saint-Félicien. À l’aube de la guignolée, les deux organisations de la Saint-Vincent-de-Paul multiplient les efforts pour récolter de l’argent et des denrées afin de répondre à la demande en cette période critique.

« On aurait besoin de plus d’argent, mais on doit composer avec ce que nous sommes en mesure d’aller chercher. Depuis que je m’implique, je croyais que la demande finirait par baisser, mais non, ça augmente chaque année. On aimerait ramasser plus à la guignolée, mais c’est difficile d’avoir assez de monde pour passer partout à Roberval », évoque la présidente de la Saint-Vincent-de-Paul de Roberval, Michèle Claveau.

Les besoins sont énormes, car c’est une somme de 50 000 $ qui est investie dans l’achat de nourriture chaque année et c’est sans compter les denrées qui proviennent de Moisson Saguenay et d’un 16 000 $ supplémentaire pour les paniers de Noël.

C’est en moyenne 90 personnes qui se présentent chaque mois au sous-sol de l’église pour venir s’approvisionner en nourriture dans la petite épicerie. On y retrouve 7 congélateurs et 5 réfrigérateurs remplis de denrées périssables.

Michèle Claveau note une augmentation pour les personnes autochtones qui vivent à Roberval.

« Ça peut représenter jusqu’ à 40% de notre clientèle. »

En moyenne, 90 personnes se présentent par mois pour se procurer de la nourriture dans la petite épicerie. (Photo Trium Médias – Louis Potvin)

Saint-Félicien

À Saint-Félicien, le président Robert Savard indique que les besoins se maintiennent d’année en année.

« Cette année, sans compter novembre à décembre, nous avons distribué pour 31 000 $ en bons d’épicerie. On enregistre une légère baisse des demandes. Ça oscille entre 30 000 $ et 40 000 $ par année, et en 2018 on a répondu à 389 demandes. »

Le nombre de demandes est en moyenne de 30 par mois.

Les gens peuvent se procurer des denrées au local de la Saint-Vincent-de-Paul et des bons d’une valeur de 50 à 90 $ sont remis pour que les gens complètent leur épicerie.

Paniers de Noël

Le moment de l’année culmine avec la guignolée du 1er dimanche de décembre. C’est à ce moment qu’on récolte des denrées et de l’argent pour la préparation des paniers. Dans les deux organisations, une centaine de bénévoles s’affairent à préparer les boites qui seront livrées dans les résidences.

L’an dernier, les bénévoles ont préparé 170 paniers à Saint-Félicien et 268 à Roberval. Pour ce qui est de la guignolée, la récolte a été respectivement de 42 000 $ et de 18 500 $.

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