La solidarité comme planche de salut

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Par Louis Potvin
La solidarité comme planche de salut

La solidarité sera essentielle pour assurer la survie des commerces locaux en cette période d’incertitude. Propriétaires d’entreprises et Chambres de commerce invitent les gens à acheter localement.

« C’est ce qui va faire la différence! C’est quoi de devancer un achat, d’acheter une paire de jeans, d’envoyer des fleurs à sa mère ou de prendre un bon d’achat dans un restaurant pour permettre aux commerces de notre ville de passer au travers, rester ouvert et conserver nos emplois un coup la tempête passée », mentionne le propriétaire de la boutique Normand Tanguay, Éric Tanguay.

L’homme d’affaires ne veut surtout être pris en pitié ou s’enrichir avec ce message, mais plutôt de conscientiser les gens.

« Je remarque que les gens sont solidaires et écoutent les consignes du premier ministre Legault. Les gens sont en mesure de se déplacer dans les épiceries, il y a encore moins de danger de contamination dans nos petits commerces. J’invite dons les gens à venir consommer chez nous pendant qu’il est encore temps. »

Passer le message

Les Chambres de commerce de Roberval et Saint-Félicien lancent le même genre d’invitation, sans nécessairement déployer de campagne de promotion pour le faire.

« C’est un boutte rough à passer pour nos entreprises. Personne n’a vécu ce genre de crise, nous sommes dans l’inconnu. On va s’adapter et il faut s’entraider mutuellement, notamment en achetant local », a indiqué le président de la Chambre de commerce de Roberval, Olivier Leroux.

Il précise que son organisation va s’assurer de communiquer le plus d’informations possibles sur les programmes d’aide que les gouvernements mettent en place afin que les entreprises d’ici puissent en profiter.

À Saint-Félicien, la présidente, Claude Brodeur, incite aussi la population à consommer localement.

« Nous sommes tous dans le même bateau. Il faut montrer notre fierté envers nos commerces. Nous avons une responsabilité d’accompagner nos entreprises pour passer au travers. Nous sommes donc là pour les accompagner. »

Conscientisation

Éric Tanguay mentionne que les commerces locaux n’ont pas les capacités financières des grandes chaines. Ils ont de nombreux fournisseurs à payer et des frais de fonctionnement récurrents.

« On a les reins moins solides. Il faut être solidaire socialement. Je sauve mon économie locale au lieu de sauver 5 piastres en achetant sur le web », lance-t-il comme message.

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