Le fonds de pension de PFR n’est pas en danger de faillite

Par Jules Simard
Le fonds de pension de PFR n’est pas en danger de faillite

<![CDATA[

Le président et chef de la direction de Produits forestiers Résolu, Richard Garneau, n’a pas prisé les informations véhiculées en début de semaine sur le fait que le fonds de pension des employés de l’entreprise était en danger et que des réductions des prestations seraient à venir.

Profitant de sa position de conférencier au dîner d’affaires de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Saint-Félicien, M. Garneau a indiqué que le fonds, malgré une perte enregistrée de 300 millions $ en 2011, n’était pas en danger et que l’on est en mesure de supporter les besoins des retraités pour encore plusieurs années à venir.

M. Garneau a indiqué que l’actif du fonds de pension a affiché un rendement de 5,4% en 20111 et qu’il était constitué de 4, 3 milliards $. « La loi nous oblige à informer tous nos employés et retraités sur les performances du fonds, et c’est ce que nous avons fait par l’envoi de deux lettres en début de semaine, » précise M. Garneau, qui souligne qu’il n’est en aucune façon question de réduire les pensions des employés malgré le déficit encouru en 2011. M. Garneau devait par ailleurs rappeler que l’entreprise compte quelque 25 000 retraités à l’échelle du Canada, que la dette de PFR à l’endroit du fond se paye selon l’échéancier prévu, que les prestations de l’entreprise et des 10 000 employés cotisants sont payées annuellement.

Situation

Invité à présenter un état de situation sur l’industrie forestière en général et sur celle de PFR en particulier, M. Garneau a qualifié la situation de difficile dans un marché où la demande des produits du bois et du papier est toujours en baisse. S’attardant aux difficultés rencontrées par PFR, M. Garneau a relevé que fait que PFR se retrouve avec des approvisionnements diminués par suite des nouvelles affectations décrétées par le gouvernement du Québec pour les CAAF. « Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, où nous possédons six scieries nous avons du bois pour en faire opérer quatre », explique le président et chef de la direction qui précise que l’on est ainsi dans l’obligation d’en fermer deux.

Fibrek Quant à l’acquisition de Fibrek et de son usine de Saint-Félicien, M. Garneau rappelle que l’on a voulu la racheter dans le cadre de la diversification des produits fabriqués par PFR et non pour obtenir dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean une situation de monopole. Le président et chef de la direction devait par ailleurs mentionner que l’usine devra être fermée pour encore une période de 6 à 7 semaines, pour des réparations majeures qui coûteront près de 20 millions $. Cette période de fermeture fait suite à un premier arrêt de travail survenu au début de juillet dans ces installations. Usine Dolbeau Quant à l’usine de Dolbeau-Mistassini, fermé depuis septembre 2009, le redémarrage serait une question de jours. Les négociations avec Hydro-Québec seraient sur le point de se conclure positivement. M. Garneau a indiqué que tout est fin prêt pour le redémarrage, les équipements pour la fabrication du papier ayant été remis en opération au cours des derniers mois.]]>

Partager cet article