Le projet minier Crevier connaît des développements

Serge Tremblay
Le projet minier Crevier connaît des développements
Le gisement Crevier se trouve à 65 km au nord de Girardville. (Photo : courtoisie – Métaux Niobay)

Le projet minier Crevier, qui vise à exploiter un gisement de niobium et de tantale situé au nord de Girardville, n’est pas mort. Au contraire, il a connu des avancées intéressantes au cours de la dernière année et a fait l’objet d’investissements de quelques centaines de milliers de dollars.

« Le projet est toujours dans nos cartons et on y travaille. Nous ne sommes pas physiquement sur le terrain, mais il y a du travail qui se fait en laboratoire, entre autres avec le groupe COREM à Québec. En 2019, nous sommes d’ailleurs allés chercher des échantillons sur le terrain. On veut vraiment remettre ce projet à jour », explique Jean-Sébastien David, qui siège sur le c.a. du principal actionnaire, Métaux Niobay, et qui se décrit un peu comme le parrain du projet Crevier.

Batteries

À l’origine, le projet Crevier avait eu des bâtons dans les roues en raison des coûts élevés des procédés de traitement des minéraux, ce qui ne laissait pas entrevoir de rentabilité. Or, la situation a évolué de façon importante, explique Jean-Sébastien David.

« Actuellement, le marché est plus que là. Il y a une nouveauté dans le marché de la batterie où on utilise l’oxyde de niobium dans la fabrication d’anodes. Ça permet de fabriquer des batteries plus performantes et qui se rechargent plus rapidement. »

La production d’oxyde de niobium permettrait ainsi au projet Crevier de trouver sa rentabilité en répondant à un besoin qui risque fort d’être croissant.

Le niobium en provenance du gisement Crevier serait donc destiné à tout autre segment de marché que celui de la mine Niobec de Saint-Honoré.

Filière intéressante

Une entente a passé bien près d’être conclue avec un groupe européen qui aurait utilisé ce produit, mais elle a finalement achoppé à la dernière minute. En attendant de pouvoir trouver un autre partenaire, de nouveaux essais métallurgiques seront effectués en laboratoire.

« La demande est là, ça, c’est clair. On a donc pris la décision de relancer le projet pour remettre à jour les études de faisabilité. On travaillera là-dessus tout l’été. Je n’aimais pas non plus le plan minier original, alors j’ai refait le dossier. C’est une filière qui est vraiment intéressante que l’on pourrait développer chez nous, au Québec. On a confiance! »

Tantale

Le tantale disponible dans le gisement Crevier pourrait quant à lui être écoulé dans les marchés traditionnels pour ce produit. Il s’agit d’un métal utilisé en grande partie dans les hautes sphères technologiques.

 

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