Le très bon casting… de Mauvais casting!

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Par Louis Potvin
Le très bon casting… de Mauvais casting!

Vive la folie! La folie sur toutes ses formes. Surtout celles des comédiens qui incarnent les personnages de Mauvais casting, la production théâtrale que propose le Théâtre des 4 planches de Saint-Félicien.

Une pièce simple et efficace qui permet de rire un bon coup et permettre aux comédiens d’assumer leur douce folie. Car, il est question de folie dans cette production. Un couple de comédiens croit se présenter à une audition pour décrocher un rôle. Ils tombent plutôt dans une thérapie de groupe des plus déstabilisante. Et ils embarquent dans le jeu.

Tout comme le public qui s’amuse de voir les personnages exposer leur travers. Des rôles de rêves pour les comédiens qui peuvent s’en donner à cœur joie. C’est le cas de Carole la boulimique (Valérie Duchesne) qui finit par s’amouracher de Yvan l’alcoolique (Olivier St-Hilaire).

Le personnage de Gaston interprété par Daniel Tremblay est un mythomane invétéré.(Photo Trium Médias – Louis Potvin)

Luc (Christian Laprise) est sur la corde raide et est obsédé par les chiffres. Gaston (Daniel Tremblay) est un mythomane fini et claire (Hélène Cabarrus) est une cochonne qui s’assume. Ajouter à cela une infirmière nunuche (Sabrina Cinq-Mars) et vous avez tous les ingrédients pour un feu d’artifice de drôlerie

Moments forts

Quelques scènes sont hilarantes, notamment quand Justine (Valéry Girard) se replonge dans son métier de serveuse. Ou quand Sylvie (Nathalie Truchon), véritable pitbull, s’en prend à tout le monde.

Étienne Genest est désopilant quand il est convaincu d’être en audition et trouve que certains « comédiens » sont très bons. Il est très impliqué dans le jeu et écoute ses partenaires. Il affiche une belle complicité avec la fringante Marie-Claude Tremblay, qui elle aussi fait tout pour décrocher le rôle.

La mise en scène de Bruno Paradis permet à ces joyeux lurons de déployer leur talent tout en restant juste et sans trop tomber dans le cabotinage.

Christian Laprise tente de se débarrasser de sa névrose auprès de Valérie Rathé Dugas. (Photo Trium Médias – Louis Potvin)

On retrouve quelques chorégraphies qui font penser à un genre de Grease.

déjanté. Image d’une époque surannée alors que la folie se soignait à coup de lobotomie.

La pièce est présentée les 15, 16, 20, 21, 22, 23 novembre à 20h et le 17 novembre à 14h à l’auditorium de la Polyvalente des Quatre-Vents.

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