Le Tribunal administratif devra trancher la validité

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Par fparadis
Le Tribunal administratif devra trancher la validité

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SYNDICATS. Le Tribunal administratif du travail devra trancher sur la validité de quatre requêtes en accréditation déposées par l’Union des opérateurs et employés de service du Québec (FTQ) pour dorénavant représenter les employés de quatre garages de la région où les employés sont actuellement affiliés à la CSD.

Les garages en question sont Rocoto ltée du Boulevard du Royaume Ouest et Léo Automobile ltée du Boulevard Talbot à Saguenay de même que L.G. Automobile ltée du Boulevard Marcotte à Roberval de même qu’Alma Toyota inc. de l’Avenue du Pont Sud, à Alma. Quelque 55 travailleurs syndiqués sont ainsi concernés.

L’Union des opérateurs et employés de service est un tout nouveau syndicat créé il y a seulement un mois et il est directement affilié à l’Union des opérateurs de machinerie lourde, Local 791 lui-même affilié à la FTQ.

Lors d’un bref entretien téléphonique, Marc Maltais, directeur régional de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean, a tenu à préciser que ce n’est pas son organisation régionale qui est derrière cette tentative.

Accréditations

Vendredi dernier, autour de 14 h 30 (heure de réception inscrite par le FAX), les quatre requêtes en accréditation ont été déposées au bureau de Québec de la Commission des relations du travail (CRT) qui a fusionné récemment avec la Commission des lésions professionnelles (CLP) pour former le nouveau Tribunal administratif du travail (TAT).

« Ce n’est pas du maraudage. Ce sont des employés de ces garages qui nous ont approchés pour prendre des informations. Ils ont par la suite fait signer des cartes de membres et nous, on a déposé une requête pour les représenter attendu qu’il n’y avait pas encore de conventions collectives de déposées par la CSD dans les délais prescrits de 60 jours. Dès que la CSD a appris la chose, ils se sont empressés de déposer les conventions. Maintenant, on a déjà une date d’audition, le 18 mai prochain, et c’est le tribunal du Travail qui tranchera de la validité de nos requêtes. Nous, on les a déposées avant les conventions de la CSD » a confirmé lors d’un entretien téléphonique Yves Imbeault, président de l’Union des opérateurs et employés de service.

Graves conséquences

Le long conflit de travail de quelque trois ans a laissé d’importantes séquelles chez les employés affiliés à la CSD. Ceux qui ont été rappelés au travail à l’issue de ce conflit se retrouvent conjointement responsables de la dette contractée pendant le conflit, soit quelque 25 000 $ par employés.

Ces travailleurs voient ainsi près de 180 $ qui disparait à chaque semaine sur leur chèque de paye pour le remboursement de cette dette, et ce, pour les six prochaines années de la convention collective de travail.

En quittant la CSD pour un autre syndicat, reste maintenant à savoir si ces employés en question seront libérés de leur dette envers la CSD.

La question sera certainement légalement posée, car les travailleurs qui demeurent fidèles à la CSD pourraient alors se retrouver dans l’obligation d’ajouter un montant additionnel à leur remboursement alors qu’ils seraient moins nombreux pour cotiser.

Soulignons en terminant que la situation est d’autant plus délicate du fait que ce soit un syndicat FTQ qui amorce ce dossier.

La FTQ régionale et ses syndicats affiliés, en particulier le syndicat des Métallos, la FTQ-Construction, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le syndicat Unifor et l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), avaient exprimé tout au long du conflit leur solidarité envers les syndiqués de la CSD et leurs familles, notamment par d’importants dons en argent et par des manifestations de solidarité très bien senties.

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