Les 50 ans et plus de retour à l’école

Par Jules Simard
Les 50 ans et plus de retour à l’école

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ÉTUDES. Bon an mal an, les inscriptions en formation professionnelle pour les personnes âgées de 50 ans et plus dans les centres de formation professionnelle de Dolbeau-Mistassini et de Roberval-Saint-Félicien représentent entre 5% et 10% de la clientèle. Alors que l’on parle beaucoup de la difficulté de retrouver un emploi à cet âge, un changement de carrière ou de métier s’avère une option pour réintégrer le marché du travail.

Au cours de la présente année (2015-2016), quelque 54 élèves fréquentant les centres de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets (CSPB) étaient âgés de 50 ans et plus. Pour le centre de Dolbeau-Mistassini, c’est près de 10% de la clientèle.

Le directeur du Centre de formation professionnelle de Dolbeau-Mistassini, Nick St-Pierre, identifie deux raisons majeures qui incitent cette clientèle à s’inscrire dans les diverses formations soit : obtenir un diplôme afin de pouvoir obtenir de l’avancement dans une entreprise ou pour réintégrer le marché du travail après la fermeture d’une usine ou encore pour avoir perdu son emploi.

« Mais chez cette clientèle, au-delà des raisons reliées au marché du travail, les 50 ans et plus se sentent valorisés et sont fiers d’obtenir un diplôme dans un champ de compétence qu’ils aiment », précise Nick St-Pierre.

Motivations

Les exigences des entreprises pour occuper un emploi sont maintenant plus élevées au niveau de la formation et en particulier pour occuper des postes de commande dans l’entreprise.

« Chez les 50 ans et plus, nous accueillons ainsi plusieurs candidats qui doivent avoir un diplôme pour avancer dans l’entreprise et nous avons mis en place le programme de reconnaissance des acquis et compétences pour y répondre », souligne Nick St-Pierre.

Au CFP de Dolbeau-Mistassini, il arrive que la majorité des inscriptions dans certaines formations pour les 50 ans et plus soit faite pour répondre à ce besoin.

Le changement de métier représente l’autre source de motivation qui incite les 50 ans et plus à s’inscrire. Nick St-Pierre souligne que l’on voit ainsi plus d’inscriptions après la fermeture d’une usine, comme ce fut le cas lors de la fermeture d’Alba ou encore lors de l’arrêt de production à la papetière de Dolbeau-Mistassini en 2010.

Pour d’autres, comme Carol Martel, qui suit une formation comme opérateur de machinerie forestière, l’obtention d’un diplôme leur permet de décrocher un emploi en forêt dans un autre corps d’emploi plus facilement.

« J’ai dû quitter mon emploi il y a sept ans en forêt. Je veux y revenir dans un nouveau métier. J’ai donc décidé de mettre toutes les chances de mon bord en m’inscrivant dans cette formation », précise Carol Martel.

Nick St-Pierre souligne que le taux de réussite atteint près de 100% chez les 50 ans et plus.

Formation continue

Au niveau du Service de formation aux entreprises (SFAE), on accueille là aussi une clientèle de travailleurs et travailleuses âgées de 50 ans et plus. La formation dispensée se retrouve davantage au chapitre à la mise à niveau des compétences, et pour répondre à des besoins précis. Il est difficile d’obtenir des statistiques sur la fréquentation de cette clientèle à ces formations. Au SFAE, on confirme que l’on accueille plusieurs candidats et candidates qui se retrouvent dans cette tranche d’âge.

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