Les chantiers commencent à retrouver leur rythme

Denis Hudon
Les chantiers commencent à retrouver leur rythme

La pause pandémie a affecté plusieurs secteurs de l’économie et les chantiers de construction en ont eux aussi souffert. Depuis le redémarrage des activités, les entrepreneurs en construction respirent un peu mieux. Il n’empêche que les pertes financières liées à cet arrêt sont réelles.

« C’est certain qu’avec l’arrêt des chantiers, quelques contrats ont été annulés. Mais dans l’ensemble, je dirais que ça va quand même bien dans ces circonstances exceptionnelles. On reprend tranquillement le dessus », dit Sylvain Doucet de Construction Bon-Air à Saint-Félicien.

Avec les nouvelles mesures viennent aussi de nouvelles dépenses.

« C’est plus compliqué un peu sur les chantiers, mais dans le domaine de la construction, on est habitué de résoudre des problèmes tous les jours. Notre structure entrepreneuriale est solide et on s’ajuste à la nouvelle situation », renchérit Alain Caouette.

Pour la distanciation sociale sur les chantiers, ça se passe plutôt bien. L’entreprise applique les nouveaux protocoles visant à protéger ses travailleurs. Le désinfectant est de mise et utilisé à maintes reprises, particulièrement dans les salles de pause et les toilettes.

Construction Bon-Air compte ces temps-ci une quinzaine de ses travailleurs sur les divers chantiers.

Construction Tanguay Bonneau

Construction Tanguay Bonneau à Roberval a repris le collier depuis le redémarrage de l’industrie. Le fait de reprendre là où elle avait laissé, l’entreprise doit gérer plusieurs choses à la fois.

« C’est certain qu’au retour d’une pause de plusieurs semaines, tout arrive en même temps. Nous avons présentement de 25 à 30 travailleurs sur nos divers chantiers. C’est moins que l’an dernier à la même période, mais on reprend tranquillement le poil de la bête », dit l’une des copropriétaires, Mélanie Dupéré.

Sur les chantiers, les ouvriers doivent travailler avec une visière ajoutée sur leur casque lorsque la distanciation de deux mètres est impossible. Les toilettes sont désinfectées plus souvent et les gars nettoient leurs outils lorsqu’ils doivent être partagés.

C’est à la Place de la Traversée à Roberval que Construction Tanguay Bonneau a le plus de travailleurs en ce moment, avec la réfection du bâtiment principal.

Le problème de main-d’œuvre quant à lui demeure entier et la COVID-19 n’a rien pour arranger les choses. Quand l’industrie aura retrouvé son rythme de croisière, la pénurie rôdera toujours dans les parages.

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