L’industrie de l’hôtellerie ne sait pas à quoi s’attendre

Denis Hudon
L’industrie de l’hôtellerie ne sait pas à quoi s’attendre

L’industrie hôtelière se prépare pour une saison touristique estivale qui n’a nul équivalent dans son histoire en raison de la pandémie. Les hôteliers de la MRC Domaine-du-Roy comptent énormément sur la clientèle régionale et intra Québec pour passer à travers.

Lili Fournier est directrice des ventes pour le groupe de la famille Beaubien qui comprend l’Hôtel du Jardin de Saint-Félicien, l’Hôtel Manoir et l’Hôtel Château de Roberval, avec un total de 276 chambres.

« On essaie dans le contexte de rester le plus positif possible. Évidemment, on doit oublier la clientèle internationale cette année. C’est certain que ce ne sera pas un été comme les autres. Les prévisions sont en baisse de plus de 50%, mais je crois quand même qu’on peut tirer notre épingle du jeu ».

Elle espère que le gouvernement prolongera encore une fois la subvention salariale de 75 % et qui a été repoussée jusqu’à la fin août. Ce n’est pas encore suffisant, croit Lili Fournier, qui indique que la pression doit être maintenue sur le gouvernement pour aller bien au-delà de ce délai.

« Nous misons aussi sur la clientèle régionale et du Québec. Ce serait une belle occasion cette année pour découvrir sa région pendant quelques jours et de coucher sur place. On travaille également sur le volet du tourisme d’affaires pour l’automne ».

Évidemment, Lili Fournier avoue que pour le moment on ne se bouscule pas pour les réservations, mais croit que cela va s’activer dans les prochaines semaines.

Hôtel de la boréalie

Ce n’est pas la panique non plus du côté de l’Hôtel de la boréalie, bien qu’on soit très conscient que ce sera une année difficile en ce temps de pandémie.

« On est prêt à accueillir la clientèle. C’est déjà une industrie où les mesures sanitaires étaient très élevées et on rehausse encore le niveau comme l’exige la situation », dit la directrice adjointe Claude Potvin-Brodeur et qui est aussi la présidente de la Chambre de commerce et industrie de Saint-Félicien.

Elle aussi doit oublier la clientèle internationale, mais elle croit que les Québécois ont tellement hâtent de sortir que plusieurs seront au rendez-vous. Et pour les gens d’ailleurs en province, Claude Potvin-Brodeur dit qu’ils pourront se sentir en sécurité puisque notre milieu compte peu de cas à la COVID-19.

« C’est un peu comme un coup de dés cette année. Ça peut aussi ouvrir des portes pour le tourisme corporatif. On va continuer à bien accueillir nos visiteurs », conclut Claude Potvin-Brodeur.

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