Manque de places en garderie: les parents lancent un cri du cœur

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Par Yohann Harvey Simard
Manque de places en garderie: les parents lancent un cri du cœur
Nouvellement parents, Kassandre Fortin et Alexandre Fradet désespèrent devant l’absence de places en garderie. (Photo : courtoisie)

Source de stress et d’anxiété pour de nombreux parents, le manque de places en garderie est un fléau qui n’épargne pas le Lac-Saint-Jean.

En fait, le mieux que les parents peuvent espérer est d’apposer leur nom sur une liste d’attente qui leur semble interminable.

« On fait des recherches partout depuis que j’ai appris que j’allais être enceinte en mars dernier et on ne trouve rien. On est à bout de souffle. Même si c’est le plus beau cadeau du monde, être de nouveaux parents, ça reste stressant, et cette situation ne soulage pas notre anxiété du tout », confie Kassandre Fortin, qui demeure à Alma.

Paméla Maltais en sait également quelque chose, elle qui a dû patienter près d’un an et demi pour obtenir une place dans un centre de la petite enfance (CPE). « Tout un casse-tête », affirme l’Almatoise.

Impossible de retourner au travail

Pendant que les parents cherchent, les factures, elles, s’accumulent.

« Déjà que nos revenus sont diminués et d’une durée limitée pendant le congé de maternité, je ne sais pas ce qui va se passer si je ne peux pas bientôt retourner au travail. Vais-je même pouvoir garder mon emploi? », se demande Kassandre Fortin, visiblement inquiète.

Paméla Maltais a d’ailleurs traversé une impasse similaire. « Heureusement », dit-elle, étant travailleuse autonome, elle a pu amener son enfant avec elle au travail, mais a aussi dû solliciter l’aide des grands-parents.

Toutefois, être bien entouré est une chance que tous n’ont pas. Arrivée à Alma de la Mauricie en 2014, Dawn O’Bomsawin ne pouvait pas compter sur sa famille, trop éloignée pour lui prêter main-forte.

Prise au dépourvu par le manque de places, elle a dû s’en remettre aux services d’une gardienne à domicile durant plusieurs mois pour la somme de 500$ par semaine.

« On n’avait pas le choix, on n’avait rien d’autre », affirme-t-elle.

Et les enfants dans tout ça?

Stressant pour les parents, le manque de places affecte aussi les enfants, qui sont régulièrement contraints de passer d’un milieu à un autre, notamment en raison des fermetures successives.

« Ma fille en est à sa 4e garderie et mon garçon à sa 4e également », indique Johanie Tremblay, qui demeure elle aussi à Alma.

« Pour mon plus vieux, c’est l’apocalypse. Avant qu’il s’habitue, il ne dort pas, il en parle tout le temps, il fait des crises et il devient anxieux. Ce n’est pas vivable pour lui d’avoir autant de changements », déplore quant à elle Dawn O’Bomsawin.

 

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