Nicolas Allard invité à l’émission de télé Génial

Denis Hudon
Nicolas Allard invité à l’émission de télé Génial

Inventeur d’un robot lanceur de balles de ping-pong, le Primois Nicolas Allard, participera au populaire jeu télévisé Génial avec son invention, lors de l’émission du 27 novembre, à Télé-Québec.

Nicolas Allard ne sera pas là comme concurrent, mais bien comme le concepteur de la machine qui sera l’objet d’une expérience et d’une question lancée aux concurrents par le coanimateur et scientifique Martin Carli, émission animée par Stéphane Bellavance.

Nicolas Allard a créé sa proche machine dans le cadre d’un projet personnel, l’an dernier, alors étudiant en cinquième secondaire à la Polyvalente des Quatre-Vents, de Saint-Félicien.

En remportant le premier prix à l’Expo-sciences régionale de 2018, celui-ci a été invité à présenter son invention à l’échelle provinciale, dans le cadre de ce même concours. Ce qui l’a ensuite propulsé jusqu’à l’exposition pancanadienne qui se tenait à Fredericton, au Nouveau-Brunswick.

Son robot lance-balles pour joueur solitaire s’est classé parmi les 30 à 60 meilleures inventions scolaires sur plus de 500 participants, d’un océan à l’autre.

« J’ai travaillé sur ce projet par pur plaisir, dans le cadre d’un défi scolaire. J’avoue que mon objectif était de me rendre minimalement jusqu’au provincial. Dans le meilleur des scénarios, je pensais au pancanadien, mais je n’avais aucune attente précise », avoue celui qui étudie aujourd’hui en première année en génie mécanique au Cégep de Jonquière.

Plus de 400 heures

Débrouillard dès le plus jeune âge, Nicolas a consacré au moins 400 heures à son invention, se remettant à la tâche pour que son invention soit la plus performante possible.

Il a commencé son projet le 15 septembre 2018 et le robot était fonctionnel trois mois plus tard. Jusqu’en mars 2019, il n’a cessé d’y travailler pour le perfectionner. Le robot peut lancer des balles de tous les angles, à des vitesses différentes, avec filet pour retenir les balles et les ramener automatiquement dans le lanceur.

« Je travaillais sur mon robot les soirées après l’école. Je voulais toujours le rendre plus performant ».

Son robot a fait l’objet aussi d’un article dans la revue Les Débrouillards qui parait dans l’édition de ce mois de novembre.

Pour l’émission télé Génial, l’enregistrement a eu lieu le 19 septembre dans les studios de Télé-Québec.

La réalisation de son robot lanceur de balles de ping-pong a demandé plus de 400 heures de travail à Nicolas Allard et lui a permis d’être invité à l’émission Génial (Photo courtoisie)

Faire bouillir de l’eau à moins de 100 degrés Celsius

Nicolas Allard est un petit débrouillard depuis son enfance, sur la ferme paternelle. Son père, Marc, le confirme, il a toujours une idée ou un projet en tête. Son robot lanceur de balles de ping-pong n’est pas son premier projet et ne sera pas son dernier. Il a dans sa besace d’autres projets plus ambitieux encore.

Il a déjà réalisé notamment, un circuit électronique sophistiqué, communément appelé buzzer, qui permet à 16 joueurs à la fois de pouvoir répondre à un jeu-questionnaire.

Il souhaite ainsi refaire une Expo-sciences avec un projet qui permettrait de faire bouillir l’eau à moins de 100 degrés Celsius (212 degrés Fahrenheit). S’il peut réaliser ce projet, il vise non seulement à exposer le fruit de son travail au provincial, mais encore plus loin sur la scène canadienne.

Génie mécanique

Curieux de nature, le cerveau constamment en ébullition, Nicolas cherche toujours à aller plus loin. Il a bien aimé lors de son passage à la Polyvalente des Quatre-Vents participer au programme PEI (éducation intermédiaire) et son stage en coopération internationale, une ouverture sur le monde.

L’étudiant en première année en génie mécanique au Cégep de Jonquière est heureux comme un poisson dans l’eau.

« Ça fait longtemps que je me passionne pour l’ingénierie. Est-ce que je veux devenir ingénieur, me spécialiser dans la recherche, j’ai encore le temps d’y penser lorsque j’entrerai à l’université. Je tenais à faire une technique au collégial. C’est un choix voulu pour son côté pratique, plutôt qu’une formation générale ».

Il faudra donc surveiller de près ce jeune étudiant qui saura encore nous surprendre avec ses projets.

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