Présence policière importante pour la manifestation des opposants de Val-Jalbert

Par Daniel Migneault
Présence policière importante pour la manifestation des opposants de Val-Jalbert

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Les policiers de la Sûreté du Québec étaient présents en grand nombre pour assurer l’ordre lors de la manifestation organisée par les opposants au projet de mini-centrale à Val-Jalbert. Autant les élus que les opposants ne pouvaient cacher leur déception, mais pour des raisons bien différentes.

Les opposants étaient une vingtaine devant l’Hôtel de ville de Roberval où les élus étaient réunis en séance de la MRC du Domaine-du-Roy. On ne digère pas que le gouvernement n’ait pas écarté le projet de Val-Jalbert comme il l’a fait avec les autres prévus au programme de mini-centrale. De façon très imagée, on a illustré le débit de 0,3 mètre cubes qui coulera dans la chute lors des périodes de turbinage.

« Ce projet a quelque chose de malsain, il divise la population. Les sondages démontrent qu’on représente maintenant la majorité », affirme Jérôme Girard, porte-parole de la Coalition pour la sauvegarde de la chute Ouiatchouan à Val-Jalbert.

Pour les élus, la déception était aussi au rendez-vous, mais en raison de l’abandon de la filière des centrales communautaires. À l’unanimité, le conseil a adopté une résolution pour dénoncer la décision et demander au gouvernement de revoir sa position.

« La filière des mini-centrales est la moins coûteuse. Les retombées sont locales. Il y a un contre-discours totalement inacceptable du gouvernement envers les régions. On demande que la décision soit réexaminée. Nous serons présents lors des consultations sur la stratégie énergétique du Québec pour se faire entendre », affirme le préfet de la MRC du Domaine-du-Roy, Bernard Généreux.

La décision des élus de limiter à 10 le nombre d’opposants à la séance a suscité bien de la grogne. Ils ont donc décidé de demeurer à l’extérieur. Bernard Généreux n’y voyait aucun problème, affirmant qu’il a tendu la main aux manifestants et que ceux-ci l’ont rejetée. Mais dans le camp adverse, on n’hésitait pas à qualifier la manœuvre de déni de démocratie.

Les deux parties ont échangé leurs points de vue pendant une dizaine de minutes devant l’hôtel de ville de Roberval. Ils sont tous deux demeurés campés sur leur position.

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