Une friperie avec une mission sociale en santé mentale

Louis Potvin
Une friperie avec une mission sociale en santé mentale
Les bénévoles Diane Grenon, Carole Pelletier et Marie Bélanger s’impliquent pour rendre heureux les clients du Frip-Bazar. (Photo : Trium Médias – Louis Potvin)

Une friperie différente des autres est ouverte depuis quelque temps à Roberval. Sa mission : accrocher un sourire à ses clients.

Le Frip-Bazar propose des vêtements, bijoux, articles de cuisine, jouets et livres de seconde main en très bon état à faibles coûts. Les bénéfices seront remis à des organismes œuvrant dans le domaine de la santé mentale, mais dans un premier temps seulement au Bousceuil.

« On veut que les gens qui entrent dans notre boutique qui ont le mal à l’âme ou des problèmes de santé mentale ressortent avec le sourire. Nos bénévoles sont formés justement pour les rendre heureux et que pour eux, venir magasiner ici change leur routine », indique la responsable, Carole Pelletier.

Le Frip-Bazar dispose de locaux dans l’ancienne église Saint-Jean-de-Brébeuf et est ouvert de 9h à 16h les lundis et mardis et de 9h00 à 17h30 les mercredis.

L’organisme reçoit des dons de la population. Un tri est fait pour ne garder que les articles jugés de très bonne qualité.

« Nos clients sont fiers et nous voulons leur offrir des vêtements et objets de qualité. Nous sommes comme un vrai magasin avec des agencements et de la décoration pour rendre l’expérience agréable. »

Se faire connaitre

En raison de la pandémie, le Frip-Bazar n’est pas aussi connu qu’il le souhaiterait.  En cours de route, il a dû déménager pour se trouver dans des locaux plus adaptés. Ouvre, ferme, ouvre, les derniers mois n’ont pas été évidents. Désormais, l’organisme peut mieux faire connaitre ses services et accueillir des clients.

Évidemment, des mesures très strictes sont en place.

« Les dons sont placés en quarantaine. La manipulation est faite avec rigueur et le bazar est désinfecté chaque jour. »

Comme le bazar est encore peu achalandé et que des frais d’aménagement ont dû être effectués, les dons accordés au Bouscueil sont pour l’instant limités. Cette situation devrait changer dès que les restrictions liées à la pandémie seront levées.

Pas en concurrence

Carole Pelletier mentionne que le Frip-Bazar n’entre pas en concurrence avec le Centre populaire de Roberval, qui offre aussi de la vente de vêtements et de divers articles.

« Nous sommes complémentaires. Nous, c’est vraiment l’accent sur l’aspect santé mentale qui nous distingue. Aussi, nous recevons des stagiaires pour la réinsertion au travail. »

Le bazar compte une dizaine de bénévoles qui travaille à l’accueil, au tri, au nettoyage à la réparation et bien plus.

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