Une progression fulgurante pour la Maison du Bleuet

Une progression fulgurante pour la Maison du Bleuet

Les confitures, gelées, chocolats et autres produits fabriqués par la Maison du Bleuet de Saint-Félicien se retrouvent partout au Canada et même en France. La croissance dépasse les attentes des propriétaires.

«Nous savions qu’il y avait de belles possibilités dans la transformation du bleuet, mais on ne pensait pas que nos produits obtiendraient une telle popularité et une telle demande», confie la copropriétaire, Esther Cayouette.

Petit à petit, les différentes variétés de confiseries qui étaient offertes dans les boutiques de Saint-Félicien et Val-Jalbert se sont retrouvées ailleurs au Québec, puis dans d’autres provinces et depuis deux ans en France.

Il s’agit d’un secret bien gardé, car peu de gens savent qu’il y a une cuisine au sous-sol de l’établissement et qu’on y concocte tant de produits à base de bleuets. Environ 10 personnes travaillent à la fabrication des confitures, chocolats, gelées et autres produits fins.

«Aujourd’hui, c’est 75% de notre production qui est vendue en dehors de la région. Nous tenons à garder notre production artisanale en offrant des produits haut de gamme sans colorants, d’essence et d’additifs. On valorise les fruits de qualité biologique de Bleuets sauvages du Québec et les bleuets séchés de Bleuets Nordic.»

L’atelier de fabrication ne suffit plus pour répondre à la demande. (Photo Trium Médias – Louis Potvin)

Cap sur l’Europe

C’est grâce à l’affluence des touristes européens à Saint-Félicien qui viennent visiter le zoo que le marché français s’est développé.

«Pour l’Europe, ce sont entre autres des gens qui ont acheté de nos produits au Québec qui souhaitent s’en procurer d’autres. Certains achètent en ligne, mais des entreprises de France nous ont contactés pour vendre nos produits. Pour l’instant, les quantités ne sont pas importantes, mais on y voit de belles opportunités à développer dans le futur quand nous aurons un nouvel atelier de fabrication. Aussi, nous pensons à percer les États-Unis», souligne Marc Cayouette, qui est devenu propriétaire il y a quelques années.

Une centaine de produits

Esther, qui a une formation de chocolatière, n’arrête pas de penser aux produits qu’elle peut développer à partir du bleuet. Au total, il y a près d’une centaine de produits différents.

«Comme le fruit à de belles propriétés antioxydantes, les gens veulent en consommer de plus en plus. Et comme c’est l’emblème de notre région, il y a un engouement pour nos produits auprès des touristes et de la clientèle internationale. L’été, ici, c’est comme à Noël.»

La Maison du bleuet a acheté la bâtisse du Centre écologique afin de pouvoir assurer son développement. (Photo Trium Médias – Louis Potvin)

Un investissement de plus de 1M$ pour transformer le Centre écologique

La Maison du Bleuet va investir plus de 1 M$ pour l’acquisition et l’aménagement de la bâtisse du centre écologique afin d’assurer son développement.

«On n’a plus de place pour répondre à la demande et il n’y a pas de possibilité d’agrandissement ici. On voit donc une belle possibilité avec cette bâtisse qui est bien située», mentionne la copropriétaire, Esther Cayouette.

Esther Cayouette voit grand pour son entreprise et va pousser davantage la commercialisation quand le nouvel atelier sera aménagé. (Photo Trium Médias – Louis Potvin)

Un atelier de fabrication bien adapté aux besoins de l’entreprise et surtout possédant des équipements pouvant répondre aux plus hauts standards de certification sera aménagé.

«On veut que les visiteurs puissent aussi voir les employés fabriquer nos produits. Nous voulons faire vivre une expérience aux touristes et voir comment on met en valeur le bleuet», ajoute Marc Cayouette.

Aussi, le bâtiment serait complètement revampé à l’extérieur. Le commerce sera plus facile d’accès, notamment pour les nombreux autobus qui s’y arrêtent durant la saison touristique.

Répondre à la demande

Avec une nouvelle bâtisse mieux adaptée, la Maison du Bleuet va pouvoir accroitre sa production.

«Nos installations actuelles freinent notre développement. On n’ose pas accentuer la mise en marché, car on ne serait pas capable de fournir. Nous allons facilement pouvoir accroitre de 50% notre production afin de répondre à la demande.»

Marc Cayouette est devenu actionnaire il y a quelques années. Ses études lui permettent d’insuffler une touche artistique à l’entreprise. (Photo Trium Médias – Louis Potvin)

Entente avec la ville

L’entreprise et la ville se sont entendues sur les termes de la vente du bâtiment. Par contre, il reste des étapes à franchir, dont l’acceptation par la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) du changement de zonage du terrain pour le rendre à vocation commerciale.

Le maire de Saint-Félicien, Luc Gibbons, se réjouit de cette entente. Le bâtiment n’était plus utilisé depuis quelques années. Il est heureux qu’il soit valorisé.

«De plus, ça va améliorer le coup d’œil pour ce secteur de la municipalité. C’est un beau projet, mais je vais laisser les promoteurs faire leur annonce.»

Les propriétaires se donnent entre 12 et 18 mois pour finaliser les plans et transformer la bâtisse.

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