Vignobles: vers une année exceptionnelle

Janick Emond
Vignobles: vers une année exceptionnelle
Le propriétaire du vignoble Bonté DiVigne, Bernard Gagné, a implémenté des serres hybrides qui permettront de faire pousser des vignes normalement difficiles à produire dans la région. (Photo : Trium Médias - Archives)

L’année s’annonce très bonne pour les vignerons du Lac-Saint-Jean. Que ce soit en termes de qualité du raisin, ou en termes de quantité de production, 2021 promet de belles choses.

Le propriétaire du vignoble Bonté DiVigne à Roberval, Bernard Gagné, s’attend à faire une meilleure année de récolte comparativement 2020.

En raison des gels au printemps, ce n’est qu’environ 20 % des bourgeons du vignoble qui ont été affectés. Le propriétaire dit donc que ça se présente bien pour la saison.

D’ailleurs, Bernard Gagné a pu éviter qu’une plus grande quantité de bourgeons soient touchés par les gels, grâce à l’achat d’une nouvelle machine.

« Elle couvre un bon 4 000 pieds carré du vignoble ici. Donc j’ai une partie du vignoble qui est normalement plus sensible au froid qui a bien résisté au froid grâce à cette machine qui les a gardés au chaud. »

Au total, le vignoble pourrait donner environ 3 000 kg de raisins, pour une production d’environ 2 000 bouteilles de vin.

Couchepagane

Du côté du vignoble Couchepagane à Métabetchouan, la maturation du raisin a déjà de l’avance sur l’an dernier.

« Au niveau de la maturation du raisin, ç’a commencé tôt et je pense que ça va être bon justement pour leur maturation. On devrait avoir une production exceptionnelle cette année. On juge avoir environ 15 jours d’avance à ce chapitre sur l’an dernier », indique le copropriétaire du vignoble, Bertrand Tremblay.

« Pour le raisin, il montre un bon taux de Brix et il n’y a pas trop d’acidité. Je dirais que cette année ressemble à l’année 2012, où qui avait eu beaucoup de chaleur. »

Le vigneron mentionne que l’hiver doux que nous avons connu dans la région a définitivement joué un rôle pour cette belle saison.

« On n’a connu qu’une petite période de gel au printemps, qui a affecté seulement 10 % des vignes. Sinon, on a eu juste bien assez de pluie jusqu’à maintenant. Pas trop ou pas assez d’averses. »

Bertrand Tremblay et son frère Denis, avec qui il est copropriétaire de l’endroit, s’attendent à récolter entre 10 000 et 11 000 kg de raisins cette année. Cela représente environ 3 kg par plan, pour un total de 5 500 plans.

« Au total, ça me fait environ 6 000 litres. Donc je m’attends à une production d’environ 6 000 à 7 000 bouteilles cette année. »

Un nouveau concept au vignoble Bonté DiVigne

Grâce à la mise en place de serres hybrides, le vignoble Bonté DiVigne de Roberval pourra proposer dans les prochaines années de nouveaux vins, normalement impossibles à faire au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Le propriétaire du vignoble, Bernard Gagné, a investi un peu plus de 20 000 $ pour lancer ce projet.

« Le concept de serres hybrides, c’est assez nouveau, c’est encore expérimental. Les abris se trouvent à être comme une combinaison entre l’air libre et une serre régulière, ce qui permet de protéger les cépages », explique-t-il.

Avec ces nouvelles installations, le vigneron robervalois pourra proposer de nouvelles gammes de vins.

« Avec les serres hybrides, ça nous permet d’avoir des cépages qui ne vivent normalement pas ici au Québec, surtout dans la région. Ça amène donc un produit différent, qui est peut-être un peu plus connu sur le marché. Par exemple, on y fait un cépage de merlot présentement », explique Bernard Gagné.

Deux ans

Pour le moment, le propriétaire du vignoble essaie le concept avec une petite quantité de vignes. Toutefois, si le résultat est une réussite, il n’exclut pas l’idée d’agrandir les serres.

« Présentement, j’ai 100 petites vignes sous les serres hybrides, mais l’objectif c’est de tripler et peut-être quadrupler le volume et d’ajouter des serres si ça va bien. »

C’est à l’été 2020 que Bernard Gagné a fait l’installation de ces serres hybrides. Comme une vigne prend normalement au moins trois années avant de pouvoir offrir une première récolte, les résultats de ce concept seront connus seulement dans deux ans.

 

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