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Biochar Boréalis: un partenaire privé bientôt dans le décor

Yohann Harvey Simard
Le 25 avril 2021 — Modifié à 18 h 26 min le 25 avril 2021
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Une entreprise privée du domaine forestier voudrait investir dans la vitrine technologique Biochar Boréalis.

Le président de Biochar Boréalis, Mario Gagnon ne pouvait pas dévoiler son identité en raison d’une entente de confidentialité.

Les recettes de biocharbon développées à l’usine de Mashteuiatsh commencent donc à porter ses fruits.

« C’est grâce à un marché en plein développement, mais aussi aux produits dérivés de biocharbon, qui s’inscrivent dans l’économie et dans la valorisation des produits forestiers, que le privé nous approche », mentionne le vice-président au développement de Biochar Boréalis, André Benoit.

C’est à l’aide de deux pyrolyseurs que l’on chauffe des copeaux de bois ou du bran de scie pour faire du biocharbon. « La transformation se réalise seulement avec la chaleur, donc il n’y a aucun produit chimique et ça donne une énergie propre et c’est ce qu’on recherche de nos jours », ajoute-t-il.

Le biocharbon produit permet de créer un éventail de produits dérivés. Par exemple, il est possible de faire de l’amendement de sol, des produits de santé, de jardinage à petit échelle. Pour de la plus grosse, le biocharbon peut être intégré à des filtres à air.

De nouvelles méthodes?

L’équipe de Biochar poursuit son développement et est en train de travailler sur de nouvelles recettes. « Tout ce qui est de résidu végétal peut être travaillé. Il suffit de trouver comment le faire avec chaque type de produit, mais là on est au stade expérimental. »

Lorsqu’une entreprise veut réaliser une expérience, celle-ci fournit les résidus de la nature qu’il désire et ça permet de faire avancer le développement régional selon André Benoît.

Et la MRC là-dedans?

Maintenant à sa 4e année de l’entente de 5 ans de 700 000 $ avec Biochar Boréalis, la MRC Domaine-du-Roy entend bien se retirer peu à peu du projet.

« Notre but était de lancer le projet et de l’appuyer à ses débuts. Maintenant que des partenaires privés commencent à s’y intéresser, ce n’est plus notre rôle, mais on ne se retirera pas d’un seul coup », confirme Mario Gagnon.

 

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