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Itinérance : une facture de 1,1 milliard $ pour le Québec

Le 14 septembre 2026 - Modifié à 11 h 20 min
Par La rédaction

L’itinérance est de plus en plus visible au Québec, et le Saguenay–Lac-Saint-Jean n’échappe pas au phénomène. Selon l’Union des municipalités du Québec (UMQ), les conséquences de cette crise coûtent maintenant plus de 1,1 milliard de dollars par année aux services publics.

Autrement dit, chaque personne en situation d’itinérance entraîne en moyenne des coûts d’environ 95 000 $ par année. Ces dépenses se retrouvent notamment dans les hôpitaux, les services sociaux, les interventions policières et les ressources communautaires.

Et la facture augmente rapidement. Elle était évaluée à 734 M$ en 2023-2024. Elle dépasse maintenant 1,1 G$ et pourrait atteindre 1,2 G$ dès l’an prochain si la situation continue de se détériorer.

Pour l’UMQ, ces chiffres montrent qu’il coûte plus cher de gérer les conséquences de l’itinérance que d’investir pour la prévenir et aider les personnes à sortir de la rue.

« L’itinérance progresse partout au Québec. Derrière chaque personne qui se retrouve à la rue, il y a une détresse humaine, un parcours brisé et un échec collectif qu’on ne peut plus accepter comme société », affirme le président de l’UMQ et maire de Mascouche, Guillaume Tremblay.

Le gouvernement consacre déjà davantage d’argent à la lutte contre l’itinérance. Les sommes investies sont passées de 266 M$ à 488 M$. Malgré cela, elles demeurent bien inférieures aux coûts engendrés par le phénomène.

L’UMQ estime notamment qu’il faut miser davantage sur le logement avec accompagnement, qui permet d’offrir un toit aux personnes tout en leur donnant accès au soutien dont elles ont besoin.

À l’approche des élections provinciales, l’organisation demande donc aux partis politiques de faire de l’itinérance une priorité. Elle souhaite que le prochain gouvernement se donne des objectifs clairs pour réduire le nombre de personnes à la rue et assure un financement stable aux organismes qui travaillent directement avec elles.

Les municipalités, qui doivent composer quotidiennement avec les conséquences de l’itinérance, soutiennent qu’elles ne peuvent toutefois pas régler seules le problème. L’UMQ réclame donc une action concertée du gouvernement, des villes, du réseau de la santé et des organismes communautaires.

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