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Google utilisera l’IA pour estimer l’âge de ses utilisateurs

Le 14 septembre 2026 - Modifié à 14 h 18 min
Par Stéphanie Gagnon

Votre compte Google pourrait bientôt être considéré comme celui d’un mineur, même si vous n’avez jamais indiqué votre âge. Google a annoncé, le 14 septembre, le déploiement progressif au Canada d’une technologie basée sur l’intelligence artificielle pour déterminer si un utilisateur a moins de 18 ans.

Le système doit commencer à être implanté au pays au cours des prochains jours. Son objectif est d’appliquer automatiquement davantage de protections aux jeunes qui utilisent les différentes plateformes de l’entreprise. Lorsqu’un compte sera identifié comme appartenant vraisemblablement à un mineur, Google pourra notamment limiter certaines recommandations de contenu.

Pour arriver à cette conclusion, l’entreprise ne se fiera pas à un seul élément. Son système d’apprentissage automatique examinera plutôt différents indices déjà associés au compte, dont les sujets recherchés sur Google et les catégories de vidéos consultées sur YouTube.

Autrement dit, les habitudes numériques d’un utilisateur pourront contribuer à déterminer l’âge que Google lui attribue.

Et l’algorithme pourrait évidemment se tromper. Un adulte classé parmi les moins de 18 ans aura la possibilité de faire corriger la situation en confirmant son âge. Une pièce d’identité ou encore un égoportrait pourront notamment être utilisés à cette fin.

Google soutient que cette nouvelle façon de faire ne nécessitera pas de recueillir davantage de renseignements personnels. L’estimation sera réalisée à partir d’informations déjà liées aux comptes des utilisateurs.

Une tendance qui dépasse Google

L’entreprise n’est pas la seule à miser sur l’intelligence artificielle pour distinguer les adultes des mineurs en ligne. Meta utilise déjà cette technologie pour tenter de repérer les utilisateurs mineurs et a annoncé son intention d'étendre ses tests à l’extérieur des États-Unis, notamment au Canada.

La question de l’âge sur les plateformes numériques est également dans la mire d’Ottawa. Le gouvernement fédéral a récemment présenté le projet de loi C-34 sur la sécurité numérique. Celui-ci prévoit notamment de bloquer, au moins temporairement, l’accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 16 ans. Les moyens qui permettraient de vérifier leur âge n’ont toutefois pas encore été déterminés.

Le Canada n’est pas seul à s’attaquer à la question. En décembre, l’Australie est devenue le premier pays à imposer aux plateformes des mesures visant à empêcher les moins de 16 ans d’utiliser leurs services. Le Royaume-Uni permet pour sa part plusieurs méthodes de vérification de l’âge pour l’accès aux contenus réservés aux adultes.

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