Vendredi, 12 juillet 2024

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Une pétition pour assurer les services des aumôniers

Le 15 juillet 2016 — Modifié à 00 h 00 min le 15 juillet 2016
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HÔPITAL. Normande Gagnon de Saint-Félicien et Violaine Tremblay de Roberval ont bien l’intention de créer une grande mobilisation populaire afin que le centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) assure aux patients, mais également à leur famille, la présence d’un aumônier en tout temps dans les centres hospitaliers de la région.

« Le CIUSSS veut abolir le poste d’aumônier au Centre hospitalier de Chicoutimi et il regarde pour peut-être faire de même dans les autres hôpitaux. En tant qu’équipe d’animation locale, on s’oppose à cette volonté du CIUSSS, car les soins spirituels sont tout aussi importants que les soins de santé », explique Mme Gagnon.

Les options proposées par le CIUSSS sont loin de combler le vide que laisserait l’abolition des postes d’aumôniers, car les actions qu’ils peuvent poser sont beaucoup plus symboliques et puissantes.

« L’organisation tente de nous faire croire que le fait de maintenir les postes d’intervenants en soins spirituels est la meilleure solution. Ce n’est qu’un terme. Il s’agit de gens très compétents, mais ce sont des laïques. Quand nous arrivons en fin de vie ou que nous sommes gravement malade, ce que l’on veut voir c’est un prêtre pas nécessairement juste pour de l’écoute, mais aussi pour les sacrements de fin de vie, ce que les laïques ne sont pas capables de donner », affirme Mme Gagnon.

Une présence minimale

Actuellement, dans la majorité des centres de santé, les aumôniers sont présents uniquement le jour. Ainsi, en soirée ou la nuit, les malades n’ont pas accès à leur présence.

« Il est essentiel que les gens en fin de vie aient accès au réconfort d’un aumônier. Pendant plusieurs années, les aumôniers étaient présents jour et nuit dans les hôpitaux. Maintenant, ils sont présents uniquement de jour. C’est donc dire qu’il est préférable de mourir entre 8 h et 16 h si nous voulons avoir accès à l’aumônier », souligne Mme Tremblay.

Cette dernière est déçue de constater que le CIUSSS ne tient pas compte du volet spirituel.

« Dans la grande majorité des services, on penche de plus en plus vers la laïcité et on voudrait maintenant nous l’imposer jusqu’à la fin de notre vie », souligne-t-elle.

Bien que le Centre hospitalier de Roberval desserve le territoire des deux dames, celles-ci espèrent grandement que les gens des secteurs de Dolbeau-Mistassini, d’Alma et du Saguenay se lèveront avec elles dans l’optique de renverser la décision, afin de minimalement conserver les acquis déjà présents. Dans les prochaines semaines, la population pourra signer une pétition qui sera remise au CIUSSS en septembre.

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