Actualités

Temps de lecture : 1 min 56 s

Un jeune de 14 ans de Labrecque appuyé par les Amputés de guerre

Loïc Bernier relève tous les défis malgré son handicap

Jean-François Desbiens
Le 17 janvier 2026 — Modifié à 12 h 08 min le 15 janvier 2026
Par Jean-François Desbiens - Journaliste

Accompagné par sa mère, un adolescent de 14 ans de Labrecque a participé à un séminaire pour les enfants amputés à Québec il y a quelques semaines pour célébrer le 50e anniversaire du programme Les Vainqueurs. Loïc Bernier est très reconnaissant envers l’Association des Amputés de guerre qui l’organisait et le supporte depuis qu’il a été privé d’une main à sa naissance en raison d’une maladie congénitale.

Une centaine de jeunes amputés et leurs parents venant de plusieurs régions étaient réunis et ont pu échanger sur les défis qu’ils rencontrent. Loïc, qui reçoit de l’aide financière pour l’achat de prothèses et d’appareils afin de les relever, a beaucoup aimé ce séminaire entièrement gratuit lui aussi.

« On se donnait des trucs et c’était vraiment le fun! On échangeait nos expériences. J’ai eu plein de prothèses depuis ma naissance et plein d’adaptations, notamment pour mon vélo. »

Sa mère, Marylise Gauthier, précise que 100% des frais sont assumés par l’Association des Amputés de guerre, ajoutant que toutes ses demandes ont été acceptées à ce jour. Et ces rencontres permettent aussi d’échanger entre parents, souligne-t-elle.

« On avait des questionnements parce qu’en 2026, il aimerait suivre des cours pour avoir son permis de conduire probatoire et on ne savait pas comment ça allait fonctionner. C’était la mission que je m’étais donné et j’ai eu toutes les réponses et même plus que j’espérais. Le premier séminaire auquel j’ai assisté, je me demandais comment j’allais lui apprendre à lacer ses chaussures. Une dame m’avait dit : ce n’est pas toi qui vas le faire. Tu as deux mains et tu ne peux pas lui montrer. Il l’a appris tout seul, comme tout ce qu’il fait. »

Persévérance et débrouillardise

Son fils est très persévérant et débrouillard, ajoute sa mère, qui se dit fière de lui.

« Je suis comme tout le monde, indique Loïc, sauf que je prends une façon différente de  faire les choses. Je réussis pas mal tout le temps à faire ce que je veux. J’aime bien la chasse avec mon père au chalet, je fais de l’ébénisterie, notamment des armoires. Je joue de la musique aussi, de la guitare basse. Je suis sportif. Je joue au hockey, au basket et au badminton pour le plaisir. »

L’adolescent, qui terminera cette année son secondaire trois à l’école Jean-Gauthier à Saint-Cœur-de-Marie, affirme que son parcours académique n’a pas été difficile, malgré son handicap.

« Je prends les blagues, mais c’est sûr que des fois, les blagues, il y en a des plus méchantes. Dans ce temps-là, je fais juste me tenir loin de ces gens-là. Les gens me posent souvent des questions sur ce qui m’est arrivé et je leur réponds. À l’école, la première fois que tu y vas, tout le monde te pose la question. Maintenant, ils me connaissent tous! »

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 17h00

Mark Carney propose un débat parlementaire sur la guerre en Iran

Désirant connaître le pouls des partis de l’opposition sur l’implication canadienne dans le conflit iranien, le premier ministre Mark Carney a convoqué les partis à un débat parlementaire sur la question. Celui-ci sera tenu en soirée ce lundi. Le gouvernement se questionne notamment sur les répercussions que le conflit puisse avoir alors que ...

Publié à 13h00

Le Canada veut protéger ses ressortissants au Moyen‑Orient

Face à l’escalade des hostilités en Iran et au Moyen‑Orient, le premier ministre Mark Carney a réuni hier le Groupe d’intervention en cas d’incident, composé de ministres et de hauts responsables du gouvernement. La rencontre visait à discuter de la situation en cours dans cette région du monde, des mesures de protection pour les Canadiens sur ...

Publié à 11h00

Une campagne majeure pour agrandir l’Auberge de l’Amitié

Face à l’augmentation des demandes d’aide et à l’évolution des besoins des femmes et des enfants victimes de violence conjugale, l’Auberge de l’Amitié amorce une campagne de financement de 300 000 $ afin de concrétiser un projet d’agrandissement et de réaménagement de son bâtiment. Sous le thème « S’unir pour agrandir l’Auberge de l’Amitié », ce ...

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES