Chroniques

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Comment ça va, les résolutions ?

Le 20 février 2025 — Modifié à 07 h 00 min
Par Stéphanie Gagnon

À chaque début d'année, on se promet de devenir meilleurs: manger mieux, bouger plus, boire moins, slacker le Red Bull. Puis, la réalité nous rattrape et nos belles ambitions disparaissent sous le poids du quotidien et de mille prétextes pour, finalement, ne rien changer, ou si peu.

Parmi toutes les résolutions, il y en avait une qui relevait d'une véritable volonté collective : boycotter les produits américains en réponse aux tarifs douaniers imposés par Trump.

Ohhhhh qu'on était en colère, nos mignons poings canadiens serrés de rage! On voulait réagir, on voulait montrer qu'on n'allait pas se laisser faire!

………….

Et puis? Combien de temps a duré cette flamme de révolte? Quelques jours? Une semaine? Le temps de réaliser que notre économie est si imbriquée à celle des États-Unis que s'en détacher demande plus qu'un simple pétage de coche éphémère?

C'est complexe, j'en conviens. Nos économies sont interreliées, nos entreprises d’ici font souvent affaire avec des fournisseurs de là-bas, certaines multinationales américaines emploient directement nos concitoyens. On fait quoi, misère? 

Dans Jenga, le but du jeu c'est que ta tour se tienne et grandisse, tout en enlevant une brique par tour. Ça ne pourrait pas être ça la stratégie? On retire des tuiles américaines parcimonieusement, en réfléchissant aux impacts car on doit maintenir une structure économique solide. Et ces tuiles enlevées, et on les remplace en s'élevant vers le haut par des tuiles locales. 

Ad mare usque ad mare toé. 

Avec vigilance et clairvoyance, on doit se solidifier en utilisant nos tuiles à nous. 

Ce moment turbulent doit nous servir à nous organiser, pour renforcer notre économie locale et réduire notre dépendance aux produits américains.

Acheter local, plus que jamais, devient un geste de résistance et de survie économique. On ne parle même plus de fierté, c'est pragmatique : investir chez nous, encourager nos entreprises, favoriser nos travailleurs. On ne coupe rien radicalement, mais on redirige intelligemment notre pouvoir d'achat.

C'est là toute la différence entre une résolution individuelle et une résolution collective. Une décision personnelle comme mieux manger dépend surtout de notre propre volonté mais une résolution collective comme boycotter un marché étranger ou transformer nos habitudes de consommation, ça demande une persévérance qui va au-delà de l'impulsion initiale. Il faut démontrer une solidarité constante.

Trump et son entourage ne comprennent qu'une seule langue, celle de l'argent. Il faut frapper de manière à ce qu'ils soient en mesure d'entendre.

Acheter. C'est voter. 

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